
Dominique de Villepin a défendu mardi à l'Assemblée nationale son controversé "contrat première embauche" (CPE) et raillé au passage les contre-propositions du PS sur l'emploi des jeunes, qu'il a qualifiées de "vieilles lunes" et de "vieilles recettes d'hier". "C'est vrai qu'à la suite de ma demande, la semaine dernière, les propositions se sont multipliées de la part de l'opposition au cours du week-end et je m'en réjouis", a déclaré le Premier ministre lors des questions d'actualité. La semaine dernière, à la même tribune, il avait lancé au Premier secrétaire du PS: "François Hollande, depuis huit mois que je suis là, je vous ai rencontré à plusieurs reprises dans mon bureau avec un certain nombre de vos collègues. M'avez-vous fait une seule proposition sur les jeunes ? Jamais !".
Mercredi, il a ironisé sur les récentes propositions du PS en affirmant qu'elles étaient "très en deçà des attentes et des besoins des Français". "François Hollande propose une forme de contrat en alternance. C'est bien mais cela existe déjà. Laurent Fabius propose pour sa part un CDD réservé aux jeunes. C'est moins bien et je ne crois pas que ce soit la bonne idée pour lutter contre la précarité", s'est-il exclamé juste avant le début de l'examen parlementaire du projet de loi sur l'égalité des chances, dont le CPE constitue la mesure-phare.
"La logique-ultralibérale du gouvernement"
Les députés ont entamé en fin d'après-midi la discussion du projet de loi pour l'égalité des chances. Il promet pendant des jours de belles empoignades entre l'UMP et la gauche, l'une des mesures phare du texte, le Contrat première embauche (CPE), étant combattue par l'opposition. Les députés ont rejeté sans surprise une motion de procédure déposée par le groupe socialiste sur le projet de loi pour l'égalité des chances dont la mesure phare, le CPE, est contestée par la gauche et les syndicats. La "motion d'exception d'irrecevabilité" a été défendue par le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, qui a détaillé par le menu les arguments socialistes contre le Contrat première embauche, accusant le gouvernement de "tourner le dos à notre histoire sociale". Les députés de droite et de gauche ont continué à s'invectiver pendant la discussion de cette motion alors que l'examen du projet de loi a commencé dans une ambiance survoltée au Palais-Bourbon.
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