19/12/2005Alors que les violences se multiplient dans les établissements scolaires, le Premier ministre a affirmé jeudi matin que le gouvernement annoncerait dans les prochains jours des mesures concrètes. Dans le même temps, entre 33% (rectorat) et 60% (syndicats) des enseignants de Seine-Saint-Denis ont fait grève et ont notamment dénoncé le climat d'insécurité dans lequel ils affirment exercer. Plusieurs équipes se sont d'ailleurs déclaré en "droit de retrait" cette semaine.
Interrogé au Sénat jeudi après-midi, le ministre de l'Education nationale a annoncé que "d'ici la fin de l'année, chaque établissement devrait être muni d'un plan de prévention contre les violences scolaires", incluant un "partenariat plus resserré" avec police et gendarmerie. Ce plan de prévention comprendra "des rapprochements et un partenariat plus resserré avec la police ici, la gendarmerie là", a précisé Gilles de Robien. Il a répété être "favorable, si le chef d'établissement le demande, à la présence d'un policier - ou d'un gendarme en zone gendarmerie - en permanence ou plusieurs fois par semaine dans les établissements". "Certains chefs d'établissement le demandent, il n'y a aucune raison de leur refuser ça", a-t-il ajouté.
Il a répété le rôle qu'il entend faire jouer à la nouvelle note de vie scolaire au collège dans la prévention des violences, ainsi que "l'enseignement de l'autorité" qu'il va rendre systématique dans la formation des enseignants dans le cadre de la réforme des IUFM. "Quand la prévention a échoué ou a montré ses limites : il faut aussi passer à la sanction", a-t-il en outre insisté. Il a enfin insisté sur "le rôle des parents". "On ne peut pas instruire si les parents n'éduquent pas", a-t-il rappelé.
"Le devoir de saluer son professeur"
Au même moment, lors d'un déplacement dans le Doubs, Nicolas Sarkozy a décliné de son côté ses propositions. Elles portent notamment sur un suivi du comportement des enfants dès le plus jeune âge, une réponse immédiate à toute infraction et une présence policière dans les établissements. "Je ne resterai pas passif face aux 80.000 actes de violence qui ont été signalés l'année dernière dans les collèges et les lycées !", a lancé le ministre de l'Intérieur. Le ministre veut aussi rendre son lustre au règlement intérieur des écoles dont "l'adoption doit se faire de manière solennelle, en y associant les enseignants, les parents et les élèves". "On a le devoir de saluer son professeur, de ne pas garder son blouson et sa casquette en classe; on est passible de sanctions si on est insolent, agressif, si on dégrade les bâtiments", a-t-il fait remarquer.
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