
L'homme de 25 ans, soupçonné d'être le "violeur aux chaussettes" et l'auteur de plus d'une dizaine de viols et tentatives depuis 2002, a été mis en examen lundi à Clermont-Ferrand et écroué, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été mis en examen pour viols et tentatives de viols, simples et aggravés par l'usage d'une arme, ainsi que pour séquestration, par le juge Jean-Christophe Riboulet. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Moulins-Yzeure (Allier).
Le jeune homme, sans emploi et sans domicile fixe, était écroué depuis début décembre à Toulouse où il purgeait une peine de huit mois de prison pour tentative de cambriolage. Soupçonné d'être l'auteur de treize viols et tentatives de viols entre octobre 2002 et octobre 2005 à Clermont-Ferrand, Paris, Montpellier et Vichy (Allier), et recherché depuis des mois par les policiers, il a été confondu par son ADN. Il pourrait avoir fait d'autres victimes, a affirmé mardi le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Michel Valet.
Des agressions au petit matin, quand les victimes étaient endormies
Les viols et les tentatives de viols qui lui sont attribués avaient été commis selon un même mode opératoire : l'agresseur pénétrait chez ses victimes en profitant d'une fenêtre ou d'une porte-fenêtre ouvertes. Il leur cachait le visage et utilisait parfois un couteau pour les neutraliser. Il mettait souvent des chaussettes sur ses mains, comme des gants, pour éviter de laisser ses empreintes, et avait ainsi été surnommé "le violeur aux chaussettes" par les policiers. La plupart des agressions ont été commises au petit matin, quand les jeunes femmes, dont plusieurs étudiantes, étaient endormies.
L'homme avait été placé en garde à vue vendredi en fin d'après-midi à Toulouse par des policiers du SRPJ de Clermont-Ferrand et de la Brigade criminelle de Paris, conjointement chargés de l'enquête. Interrogé jusqu'à samedi midi par les policiers, il a refusé de répondre aux questions portant sur les faits qui lui sont reprochés, selon une source proche de l'enquête. Il a également refusé lundi de s'exprimer devant le juge d'instruction, selon la même source.
Né en région parisienne et d'origine africaine, le jeune homme avait été poursuivi dans le passé pour des affaires de vols, de recel, de stupéfiants et de port d'arme prohibé. Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Michel Valet, a indiqué qu'il donnerait une conférence de presse mardi à 10H au palais de justice de la capitale auvergnate.
Photo d'ouverture : archives
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