214 km/h en janvier, 247 dimanche dernier... Cette portion de l'A8, à hauteur de Brignoles dans le Var, semble propice aux pointes de vitesse. Après avoir approché les 250 km/h hier, le conducteur, un homme de 33 ans salarié d'une société de location de voiture de Grasse (Alpes-Maritimes), s'est vu retirer son permis sur le champ. Les motards ont dû poursuivre le puissant véhicule sur onze kilomètres avant de parvenir à l'intercepter à la faveur d'un ralentissement de la circulation en raison des retours de vacances. Les gendarmes ont relevé dimanche pas moins de 13 excès de vitesse dont 6 de plus de 180 km/h. Tous les contrevenants ont été cités à comparaître le 21 mars prochain devant le tribunal correctionnel de Draguignan. Le même jour comparaîtra le joueur de football ivoirien Ibrahima Bakayoko, ancien attaquant de l'Olympique de Marseille, qui, le 23 janvier, avait été contrôlé à 214 km/h dans le même secteur.
En Corse, un automobiliste a lui été flashé samedi à 193 km/h sur une route nationale à la sortie de Corte, en Haute-Corse, et encourt une "peine d'amende significative" et une suspension de permis de conduire pour une période "qui risque d'être longue". Le chauffard a été arrêté par les gendarmes de Corte sur la RN200 à la sortie de la ville. Les militaires ont immobilisé le véhicule et lui ont confisqué son permis de conduire. Les occasions de flasher des automobilistes à de très grandes vitesses sont rares en Corse où les routes sont très majoritairement étroites et extrêmement sinueuses, et sachant qu'aucune autoroute ne parcourt l'île.
Une même équipe
Autre département, autres mœurs...Trois des huit radars automatiques de l'Hérault ont été découpés au chalumeau et déposés sur le bas côté des routes qu'ils contrôlaient dans la nuit de vendredi à samedi. Le mode opératoire -découpage de la base et abandon des carcasses inutilisables à même le sol- laisse penser qu'une même équipe a agi entre 23H30 et 01H00 du matin sur des routes à hauteur de Frontignan, Agde et Montady, c'est-à-dire dans les environs de Béziers et Sète. Le mois de février aura été le théâtre d'une hécatombe pour les radars héraultais : un quatrième avait été incendié au début du mois sur la commune de Saint-Mathieu-de-Tréviers.
Photo de Une (LCI) : un radar sectionné à la base








