
Stéphane Krauth, 28 ans, a été condamné vendredi en appel à 30 ans de prison, avec une peine de sûreté des deux-tiers, par la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, pour l'enlèvement, le viol et le meurtre de Karine Schaaff, 17 ans, en 2001. Cette condamnation est inférieure aux réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de réclusion à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, la même que celle qui avait été infligée à Stéphane Krauth par la cour d'assises de Moselle en octobre 2004. A l'énoncé du verdict, la mère de Karine a hurlé "je le descendrai quand il sortira".
Au premier jour du procès, Stéphane Krauth avait demandé pardon à la famille Schaaff pour la mort de Karine, mais expliqué qu'il l'avait tuée accidentellement, une thèse que l'avocat général a longuement contestée vendredi dans son réquisitoire. "La préméditation me paraît évidente" a dit Gilles Lucazeau, présentant l'accusé comme un être "violent, froid, distant par rapport à l'affection" ou un "chasseur" en quête d'une "proie".
Des explications désordonnées et contredites
Le 22 juillet 2001, le corps à demi-nu et en partie carbonisé de Karine Schaaff, avait été découvert onze jours après sa disparition dans une forêt à quelques kilomètres de Bitche (Moselle), sur les indications de Stéphane Krauth, repéré à cause de son véhicule. La lycéenne de 17 ans, une jeune fille sans histoire, circulait à vélo pour se rendre chez une amie.
Selon ses explications désordonnées - contredites par son ex-compagne Péroline Garino -, Stéphane Krauth aurait heurté en voiture la jeune fille puis, paniqué, l'aurait aspergée de gaz lacrymogène "pour l'emmener à l'hôpital". Il était ensuite revenu brûler le corps avec de l'essence lorsqu'il avait découvert qu'elle était morte. Il avait fait appel de sa condamnation en 2004 par la cour d'assises de la Moselle, contrairement à son ancienne compagne Péroline Garino, condamnée à trois ans de prison pour destruction de preuve.
| Les proches de Karine sont consternés |
Cette condamnation, inférieure aux réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé la perpétuité et une période de sûreté de 22 ans a provoqué la colère de la mère de Karine. "Je le descendrai quand il sortira!", a-t-elle hurlé à l'énoncé du verdict, en larmes. "Il ne sait même pas pourquoi il a fait appel et la justice réduit sa peine. C'est une belle publicité pour l'appel des jugements d'assises", s'est indigné pour sa part le frère de la victime, Fabrice Schaaff.
Photo: Stéphane Krauth DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...





