© INTERNES'agissait-il d'un raid après la mort d'un braqueur de 24 ans, originaire de Chanteloup-les-Vignes, abattu jeudi par un policier dans le magasin Gap à Paris ? Samedi soir, les policiers de cette municipalité des Yvelines ont été la cible d'une attaque en règle par des inconnus. Une voiture a été lancée contre les grilles du poste avant d'y être incendiée.
Quelques instants plus tard, c'est au tour des six pompiers, intervenus pour éteindre le feu, d'être caillassés par une soixantaine de jeunes armés de manches de pioches, les visages dissimulés sous des cagoules et des bonnets. Deux sapeurs sont blessés au front et hospitalisés à Poissy. Rapidement de nombreux policiers ont investi le quartier de La Noé.
Trois jeunes hommes de 19 à 21 ans, qui avait été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche ont vu leur garde à vue prolongée dimanche. Tous trois sont poursuivis pour "dégradations volontaires de bien d'utilité publique", "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaire de l'autorité publique" et "violences volontaires en réunion" et devraient être déférés lundi après-midi au parquet de Versailles.
Le policier mis en examen
Après avoir ordonné une reconstitution du braquage du magasin de vêtements samedi matin, le parquet de Paris a ouvert samedi une information judiciaire pour "coup mortel". Le policier, auteur du tir, a été mis en examen pour "coup mortel" et laissé libre sous contrôle judiciaire. La reconstitution n'a pas permis d'affirmer ni d'exclure qu'il y a eu légitime défense. L' îlotier de 37 ans avait été placé en garde à vue peu après les faits, à l'Inspection générale des services.
Deux malfaiteurs avaient pris en otage une dizaine d'employés et de clients du magasin qu'ils ont dévalisé, lorsque des îlotiers en patrouille dans le quartier sont arrivés alertés par un passant. L'un des policiers qui selon une source policière s'est senti menacé par l'un des malfaiteurs a fait usage de son arme tirant un premier coup de feu, puis un autre mortel. L'homme est mort sur place, près d'une heure après les faits. Le deuxième malfaiteur est en fuite.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



