Le "Chinois" condamné à perpétuité

le 01 février 2006 à 07h53 , mis à jour le 01 février 2006 à 09h23

Au terme d'un délibéré de plus de 14 heures, le jury de la cour d'assises du Val-de-Marne a condamné Bonnal à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour deux séries de meurtres commis en 2001.

bonnal © INTERNE

Le verdic est tombé au milieu de la nuit, après 14 longues heures de délibéré. Jean-Claude Bonnal écope de la peine maximale : la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ce braqueur multirécidiviste, surnommé "le Chinois", était jugé par la cour d'assises du Val-de-Marne pour un quadruple homicide à Athis-Mons (Essonne) le 6 octobre 2001 et un double meurtre de policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) dix jours plus tard. Les jurés ont dont suivi le réquisitoire de l'avocat général.

Brahim Titi, le seul avec Bonnal à être poursuivi dans ces deux dossiers jugés conjointement par la cour depuis le 4 janvier, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, soit la peine requise à son encontre. Hakim Bouhassoune, le troisième accusé à être jugé pour les faits  d'Athis-Mons, s'est vu infliger une peine de 25 ans de réclusion (30 ans de  réclusion requis). Poursuivis pour l'agression et la séquestration d'une famille dans son  pavillon du Plessis-Trévise, Djamel Bessafi et Zahir Rahmani ont été condamnés  tous deux à 15 ans de réclusion, comme cela avait été requis. Enfin Cherif Asslouni, le plus jeune des accusés, a été condamné à huit ans  d'emprisonnement (huit à dix ans requis).

"14 heures pour arriver à ça"!

Invités à s'exprimer en derniers avant le délibéré, les accusés ont tous eu  un mot à l'égard des victimes, sauf Jean-Claude Bonnal, qui s'est adressé brièvement à la cour : "je voudrais tout simplement dire aux jurés d'être  justes, d'écouter la voix du bon sens et du coeur et de ne pas se laisser  influencer par qui que ce soit". A l'énoncé du verdict, à 02H30 du matin, Bonnal a simplement lâché: "14 heures pour arriver à ça!".   Brahim Titi a une nouvelle fois clamé son innocence, affirmant qu'il aurait  mieux valu dresser "une guillotine au milieu de la salle". A ces mots, les  parties civiles ont crié: "justice!"

le 01 février 2006 à 07:53
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