CPE : la bataille entre députés a commencé

le 08 février 2006 à 08h05 , mis à jour le 08 février 2006 à 10h03

Les élus vont reprendre mercredi matin, dans l'hémicyle, l'examen du controversé Contrat première embauche. Les premiers débats, entamés mardi après-midi, ont été particulièrement animés.

assemblee 35 heures © LCP

Les députés vont reprendre à partir de 9h30, mercredi, l'étude de l'amendement du gouvernement au projet de loi pour l'égalité des chances créant le très controversé Contrat première embauche. D'ores et déjà, on annonce que les débats pourraient se poursuivre jusqu'à la fin du week-end. Pour protester contre ce projet, l'opposition a en effet opté pour une stratégie de harcèlement du gouvernement, ralentissant au maximum la discussion. Dès mardi après-midi, elle a défendu âprement chacun de la centaine de sous-amendements qu'elle a déposé. Le président du groupe communiste Alain Bocquet a même demandé la vérification du quorum (présence de la majorité absolue des députés) faisant ainsi lever la séance peu avant minuit. En l'absence de quorum, la séance est en effet suspendue pendant une heure, M. Bocquet la demandant à une heure avancée, le président de séance a du lever les débats pour laisser souffler les députés jusqu'à la séance de ce matin.

Il a déjà fallu plus de 24 heures de débats aux députés pour arriver à voter les trois premiers articles du projet de loi consacrés à "l'apprentissage junior". Les députés de l'opposition ont mardi soir longuement dénoncé ce contrat "inique" qui veut "précariser tous ceux qui ne le sont pas sans apporter de solution aux autres" selon les termes du député socialiste Gaëtan Gorce. Tout en contestant les chiffres du gouvernement, ils ont décliné sous tous ses aspects la situation de l'emploi des jeunes. Le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault a continué à mener  l'offensive en prenant à témoin M. Debré de la "double entrave à l'action des  députés que constitue l'urgence (sur le texte) et l'utilisation d'un amendement  (...) pour réformer le code du travail". Des échanges vifs ont parfois émaillé la séance pourtant présidée d'une main ferme par le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré et la salle des quatre colonnes a résonné en présence de quelques journalistes des éclats d'un duel verbal sur la précarité entre la sarkozyste Nadine Morano et le socialiste Gaëtan Gorce.

le 08 février 2006 à 08:05
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