Enfant battu : un second médecin mis en examen

le 20 février 2006 à 16h43 , mis à jour le 20 février 2006 à 17h56

Un second médecin a été mis en examen lundi pour "non-assistance à personne en danger" et "non-dénonciation de maltraitance", après la mort fin janvier d'un enfant de cinq ans des suites d'actes de violences répétés

Justice Picto Vignette bleue © INTERNE

Un second médecin a été mis en examen lundi pour "non-assistance à personne en danger" et "non-dénonciation de maltraitance", après la mort fin janvier d'un enfant de cinq ans des suites d'actes de violences répétés à Auby, dans le Nord. Le grand-père du garçonnet, âgé de 66 ans, a également été mis en examen lundi pour les mêmes chefs, mais laissé en liberté, a précisé le procureur de la République de Douai (Nord), Luc Frémiot.

Le médecin s'est vu interdire d'exercer sa profession et a été placé sous contrôle judiciaire comme son collège mis en examen le 10 février pour les mêmes motifs. Ce généraliste, membre du même cabinet que le premier, avait examiné l'enfant le 30 décembre. Il n'avait fait aucun signalement à la suite de cette consultation alors même que le garçonnet "portait déjà des traces apparentes" de violences, a ajouté le procureur.

Brûlures de cigarette

Le premier médecin mis en examen avait reçu l'enfant le 17 janvier et n'avait pas non plus alerté les services compétents. Selon le procureur, le garçon présentait pourtant alors des traces de "fractures importantes qui ne pouvaient qu'avoir un retentissement immédiat sur sa façon de marcher et d'évoluer".

L'enfant avait été retrouvé mort à son domicile le 25 janvier, victime d'un hématome au cerveau. Il portait des traces de violences répétées, notamment des brûlures de cigarette et des fractures multiples.

Le concubin de la mère de l'enfant avait été mis en examen le 27 janvier et écroué pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort. Sa mère avait elle été mise en examen et également écrouée pour complicité, défaut de soin et non-révélation de violences sur un mineur. Le procureur a précisé que d'autres convocations auraient lieu prochainement. (D'après AFP)

le 20 février 2006 à 16:43
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