La direction du PS était soumise à des pressions internes et externes de plus en plus fortes : elle a finalement décidé de sanctionner mardi George Frêche lors de son bureau national. François Hollande a annoncé la suspension des instances nationales du président de la région Languedoc-Roussillon. "L'émotion est grande au Parti socialiste et en dehors du Parti socialiste", a déclaré François Hollande dans une déclaration lue par le maire de Dijon François Rebsamen. "Je ne tolérerai aucune polémique entre nous", a déclaré le premier secrétaire pour justifier la saisine de la commission des conflits.
Le 11 février, Georges Frêche avait traité de "sous-hommes" des harkis qui s'étaient rendus à une manifestation organisée par l'UMP pour défendre le "rôle positif" de la colonisation française.
Depuis, loin de s'apaiser, la polémique ne cessait d'enfler, mettant à mal les socialistes. A tel point que certains, au premier rang desquels Laurent Fabius, Arnaud Montebourg ou Manuel Valls avaient dit haut et fort que la condamnation des propos de M. Frêche par le bureau national ne suffisait pas. "Je demande" à la direction du PS "de le convoquer à Paris et de saisir les instances qui sont chargées de prendre des décisions vis-à-vis de ceux qui tiennent des propos indamissibles", avait clamé M. Valls mercredi, tandis que Paul Quilès, proche de M. Fabius, réclamait la même chose. Arnaud Montebourg avait estimé quant à lui que l'exclusion du président de région était "posée". Pour sa part, Henri Emmanuelli, qui s'est allié au NPS de Vincent Peillon, avait suggéré jeudi "une mise en congé" ou une "démission" de Georges Frêche de ses fonctions. François Hollande a opté pour une suspension des instances nationales.
Frêche : "Je ne suis pas suspendu du tout !" |
Georges Frêche a considéré mardi soir qu'il n'était pas suspendu des instances nationales du PS. "Je ne suis pas suspendu du tout. Je n'irai pas au bureau national jusqu'à la décision de la commission des conflits. Interprétez-le comme vous voulez", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse. "La commission des conflits, ne croyez pas que j'en aie peur, j'y suis déjà passé sept ou huit fois", a-t-il ajouté. |








