© INTERNELe Parisien retrace dans son édition de mardi trois semaines de traques et de négociations pour percer le mystère d'un gang aux méthodes inhabituelles.
17 janvier 2006
Ilan Halimi est abordé par une jeune femme " avenante " dans le magasin de téléphonie mobile où il travaille, dans le XIe arrondissement parisien. Cette femme " brune, d'origine maghrébine " parvient à échanger les numéros de portables. Un rendez-vous est fixé pour le 20 janvier au soir.
Mi-janvier
Un employé d'un autre magasin de téléphonie mobile reçoit la visite d'une autre jeune femme mais ne donne pas suite à ses avances.
Nuit du 20 au 21 janvier
Ilan Halimi se rend au rendez-vous fixé par la jeune femme et disparaît de la circulation.
Des photos d'otages " scénarisées "
Au lendemain de l'enlèvement parvient à la famille d'Ilan une photo du jeune homme par mail. Ce cliché rappelle les photos d'otages en Irak. Il a les yeux bandés et un pistolet pointé sur la tempe. Mais les policiers sont formels : l'arme est factice. Les 25 et 31 janvier, les ravisseurs feront parvenir de nouvelles photos d'Ilan.
Une rançon de 450 000 euros est demandée à sa famille. Mais elle est réduite au fil des discussions, ce qui prouve l'inconsistance des ravisseurs dans leur demande. Après plusieurs rendez-vous manqués ou reportés et l'envoi de photographies de la victime à sa famille, un dernier contact téléphonique avait été pris jeudi dernier. Selon la police, qui suivait les discussions pour tenter de démanteler le gang, aucun incident n'explique l'assassinat. Le jeune homme est retrouvé agonisant près d'une voie ferrée dans l'Essonne.
La méthode des kidnappeurs est toujours la même. Une jeune femme plutôt jolie, ou un jeune homme élégant dans un autre cas, aborde sa victime et lui propose un rendez-vous, qui s'avère être un guet-apens. Les précédentes tentatives ont échoué, parfois de justesse, un homme ayant même pu se libérer alors qu'il venait d'être entravé et emmené de force dans un véhicule.
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