
Les policiers de la brigade criminelle en charge de l'enquête sur le "gang des barbares" ont fait preuve de "professionnalisme". Voilà la réponse du Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) aux accusations formulées par la famille d'Ilan Halimi à l'encontre des forces de l'ordre.
Dans une interview publiée lundi par le quotidien israélien Haaretz, la mère d'Ilan a notamment déclaré que la brigade criminelle a demandé aux membres de sa famille de ne pas répondre aux tentatives du gang d'établir le contact pendant les cinq jours critiques ayant précédé la découverte de son fils agonisant.
Une enquête "difficile, fastidieuse et délicate"
Une soeur d'Ilan, Ruth, a indiqué pour sa part, dans la même interview publiée par Haaretz, qu'elle avait dit aux policiers "qu'il y a eu au moins trois autres tentatives d'enlèvements de jeunes juifs, mais ils ont persisté à estimer que les mobiles étaient purement criminels, car ils craignent de ranimer les confrontations avec les musulmans".
Lors de l'enquête "difficile, fastidieuse et délicate", écrit le SNOP dans un communiqué, "la priorité des enquêteurs (...) a toujours été de préserver l'intégrité physique d'Ilan". "Sa mort a choqué toute la police nationale".
Le SNOP "rappelle que les policiers ont procédé, avec leur professionnalisme reconnu, leur expérience des enlèvements et leur motivation décuplée face à l'horreur, à des investigations qui ont permis les interpellations de treize individus". Le syndicat conclut en précisant qu'il "ne doute pas qu'ils sauront rapidement interpeller" le chef présumé du "gang des barbares" toujours en fuite mercredi matin.
Ilan Halimi, vendeur dans un magasin de téléphonie à Paris, avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert lundi 13 février au matin, nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, agonisant à proximité de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
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