... mais c'est à Paris qu'a lieu à partir de 15 heures le rassemblement le plus important. Parti de la Place de la République... © DRREPRÉSENTANTS RELIGIEUX
- Joseph Sitruk, grand rabbin de France : "Ce qui est certain pour moi et c'est très largement suffisant, c'est qu'un jeune homme a été torturé pendant des semaines dans l'indifférence du voisinage et qu'il a été ensuite assassiné de façon atroce. Cette manifestation est importante car il faut que le peuple de France désapprouve de la façon la plus forte ce qui s'est passé. Il était donc nécéssaire que dans une première étape réagissent les pouvoirs publics, dans une seconde phase la classe politique, et dans une troisième la population de France."
- Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) : "Je suis là pour rappeler la nécessité d'arrêter les dérives racistes et antisémites qui ont conduit au meurtre d'Ilan. Il est important que la société française réalise que les petits préjugés antisémites et racistes peuvent avoir des conséquences épouvantables."
- Le cardinal Jean-Marie Lustiger : "Je suis venu pour l'honneur de la France parce qu'une limite a été franchie, une limite d'humanité et de dignité. Il est important de montrer la solidarité de toutes les communautés religieuses."
PERSONNALITÉS POLITIQUES :
- Jean-Louis Debré (président UMP de l'Assemblée nationale): "Ma présence ici c'est pour dire que la représentation nationale, toutes tendances confondues, doit être unie, rassemblée, quand ce qui en cours, c'est le respect des valeurs de la République. Il faut être rassemblés pour éviter cette montée, pour dire non au racisme, non à l'antisémitisme, non à la xénophobie".
- Philippe Douste-Blazy (ministre des Affaires étrangères): "La France est le pays des droits de l'Homme. Chacun peut exister, peut vivre quel que que soit son dieu, quelle que soit sa religion, quelle que soit la couleur de sa peau. Aucun sentiment ne peut expliquer ce qui remet la dignité humaine en question".
- Jean-François Copé (ministre du Budget): "Je suis ici pour manifester notre solidarité en cette journée particulière de recueillement. Cela pour rappeler aussi les exigences qui sont les nôtres, de vérité et de justice".
- Renaud Donnedieu de Vabres (ministre de la Culture): "C'est un message de solidarité par rapport à la famille et, au-delà, c'est une mobilisation pour affirmer que la couleur de la peau, la religion, l'origine, doivent être dépassées par ce qui est en commun".
- Lionel Jospin (ancien Premier ministre PS): "On a à défendre nos valeurs avant de passer des messages à quiconque. On a à lutter contre des démons, quand ils peuvent se réveiller chez nous. Quand il y a un soupçon d'antisémitisme, il est normal qu'on soit ici tous ensemble. Cette manifestation, c'est une façon de rappeler ce que nous ne voulons pas dans notre pays: l'antisémitisme, le racisme, et pour rappeler les valeurs de la République qui permettent de vivre ensemble".
- François Hollande (premier secrétaire du PS): "Cette manifestation est en solidarité par rapport à cette odieuse tragédie qui a frappé Ilan et sa famille, mais elle aussi contre toutes les formes d'intolérance, toutes les formes d'irrespect de nos principes républicains. Nous devons avoir une forme de refus de toutes les injustices, toutes les blessures qui peuvent altérer la conscience nationale et l'unité de notre pays". "Le FN n'a pas sa place ici, c'est un parti, qui a fait de la xénophobie, de la peur et de l'intolérance son fond de commerce électoral".
- Bertrand Delanoë (maire PS de Paris): "Il est indispensable que toutes les femmes, tous les hommes, qui croient que nous sommes civilisés, au-delà de nos différences, se battent ensemble sur l'égal respect de chacune et de chacun sans tenir compte de son origine, de sa religion. Voilà pourquoi Paris est aujourd'hui mobilisé".
- Dominique Strauss-Kahn (député PS du Val d'Oise): "Je suis là pour mener un combat contre le racisme et l'antisémitisme. Nous avons une remontée forte du racisme en France".
- Jack Lang (député PS du Pas-de-Calais): "Je suis venu pour participer à ce mouvement d'émotion, de résistance et de refus de la violence et de la barbarie. Si le FN était là, ce serait une véritable provocation inacceptable. Mais le principal, c'est l'émotion collective forte à travers le pays".
Photo d'ouverture : début de la manifestation en mémoire d'Ilan - DR
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