
Pour ses premières primaires, voulues il y a un an par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, la fédération de Paris a souhaité la transparence et l'exemplarité, afin d'éviter des contestations qui n'ont cependant pas manqué d'émailler les cinq mois de campagne. "Mon candidat préféré, c'est celui que vous choisirez", a affirmé Nicolas Sarkozy lors du dernier meeting commun des "quatre" lundi. Le candidat désigné par les adhérents "aura la responsabilité de rassembler les autres et aura le soutien de tous les autres", a-t-il ajouté. Une procédure de vote électronique, fortement encadrée et s'adressant aux quelque 10.600 adhérents à jour de cotisation 2006, a été mise en place du 21 au 24 février. L' "urne électronique" sera ouverte samedi soir à l'issue de la journée de scrutin destinée aux adhérents n'ayant pas voté par internet.
Ils pourront le faire manuellement dans les 21 circonscriptions, à condition de renouveler en même temps leur cotisation. Durant la campagne, les concurrents ont multiplié les réunions, y compris à quatre, devant un public nombreux. La fédération de Paris affirme avoir multiplié par trois ses adhérents depuis 2005, affichant 21.350 membres, dont 65% de nouveaux venus : l'effet "primaires et Sarkozy", selon le président de la fédération Philippe Goujon. Cas le plus probable, si aucun des quatre députés qui concourent n'obtient la majorité absolue lors de ce premier tour, un second est prévu le 4 mars, selon les mêmes procédures, avec meeting le 2 mars.
Recoller les morceaux
Les quatre députés-candidats parlent tous du "réveil" de la droite parisienne, en mauvais état depuis sa défaite aux municipales de 2001. Elle a depuis relevé la tête face à Bertrand Delanoë, jugé "difficile à battre", mais qui a "perdu de sa superbe", selon Nicolas Sarkozy. Une des inconnues est le taux de participation des adhérents UMP à cette première expérience de démocratie interne. Le vainqueur final devra ensuite recoller les morceaux, ce qui sera peut-être difficile. Autre incertitude : la date des municipales, en principe prévue pour 2008 après l'élection présidentielle et les législatives. Elle pourrait, selon certains UMP, être avancée.
Quant à ceux qui ne se seront pas pliés au processus des primaires et au verdict des adhérents, comme le député du XVIème arrondissement Bernard Debré, ils ne bénéficieront pas de l'investiture UMP. Ce qui n'empêche pas certains, à l'UMP-Paris, de craindre un parachutage ultérieur, hypothèse écartée par M. Goujon.
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