Panafieu veut incarner l'union de la droite

le 28 février 2006 à 16h23 , mis à jour le 28 février 2006 à 21h56

Françoise de Panafieu, seule en lice après le retrait surprise de Claude Goasguen des primaires UMP, portera les couleurs de son camp aux municipales en 2008. Elle veut faire oublier à son camp les divisions de 2001.

Panafieu talonne Séguin à Paris © INTERNE

Après sa victoire aux primaires organisées par l'UMP, Françoise de Panafieu a voulu lancer mardi un message d'union, soucieuse de ne pas rallumer les querelles qui ont largement contribué au naufrage de la droite parisienne en 2001. Il n'y a pas "un vainqueur et trois vaincus, mais une chef de file", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse, entourée de ses trois ex-rivaux Claude Goasguen, Pierre Lellouche et Jean Tiberi. Arrivé troisième, Pierre Lellouche avait décidé dès lundi de faire tandem avec elle. Il faut créer une dynamique pour le second tour" car "une élection doit aller à son terme", a-t-elle di. Un meeting aura lieu jeudi soir, auquel "Nicolas Sarkozy sera probablement présent", "et chacun (ndlr: elle-même et les trois autres candidats du premier tour) pourra s'exprimer", a-t-elle ajouté.

De son côté, Claude Goasguen, qui a annoncé lundi soir son retrait au profit de Françoise de Panafieu, a affirmé avoir pris sa décision "tout seul" sans aucune "pression", après en avoir parlé avec le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. "J'ai décidé de soutenir Françoise de Panafieu pour sauvegarder l'union. Il faut maintenant solidifier cette union et je vais m'y employer, il n'y a pas d'arrière-pensée, il n'y a pas d'états d'âme", a-t-il déclaré.

Une candidate UDF ? 

Seule femme en lice dans ces primaires UMP, Françoise de Panafieu pourrait avoir face à elle une autre responsable, Marielle de Sarnez, possible championne UDF. Ce parti est en effet résolu à présenter "pour la première fois une équipe et un projet à Paris en 2008", selon Mme de Sarnez. Quant à Bernard Debré (app-UMP), il persiste dans sa candidature, lançant sa campagne le 20 mars au Palais des Congrès.

"Il n'y a qu'un adversaire, Bertrand Delanoë", avait déclaré lundi Mme de Panafieu, qui a eu souvent des échanges acerbes avec le maire socialiste. Le patron du PS parisien Patrick Bloche voit d'ailleurs en cette ex-adjointe de Jacques Chirac puis Jean Tiberi "la représentante d'un système ancien dont les Parisiens n'ont pas voulu en 2001".

Déjà, la maire du XVIIe a ouvert un front, se déclarant favorable à des municipales dès 2007, alors qu'elles ont été différées, par une loi, à 2008. Sur cette question de calendrier, elle est, affirme-t-elle, "sur la même longueur d'onde" que Nicolas Sarkozy. Une position que Bertrand Delanoë trouve "choquante": "ce débat sur le calendrier dure depuis plus de deux ans et l'UMP joue avec. Ce n'est pas admissible", selon lui.

le 28 février 2006 à 16:23
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2 Commentaires

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  • Zygmunt, le 28/02/2006 à 19h17

    Delanoé "chaud devant" (pile ou face) car la Droite va reprendre la Bastille ! Heureusement qu'il nous reste ces beaux motards du vendredi soir.

  • Nico, le 28/02/2006 à 18h19

    On prend les même et on recommence, elle était là sous Chirac, elle était là sous Tibéri, elle fait partie de tout ce système du RPR de l'époque et on veut nous resservir la même soupe... en plus l'affaire récente des "sondages truqués" montre que la droite parisienne surfe toujours avec les vieux démons du système RPR et de ses dérives, dont les parisiens ne veulent plus...je doute qu'ils aient fait un bon choix, d'autant que nous ne sommes qu'en 2006, ils nous bassinent déjà des furures élections qui auront lieu dans 2 ans, les parisiens attendent autre chose que cette politique du show et des paillettes

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