© INTERNEAprès sa victoire aux primaires organisées par l'UMP, Françoise de Panafieu a voulu lancer mardi un message d'union, soucieuse de ne pas rallumer les querelles qui ont largement contribué au naufrage de la droite parisienne en 2001. Il n'y a pas "un vainqueur et trois vaincus, mais une chef de file", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse, entourée de ses trois ex-rivaux Claude Goasguen, Pierre Lellouche et Jean Tiberi. Arrivé troisième, Pierre Lellouche avait décidé dès lundi de faire tandem avec elle. Il faut créer une dynamique pour le second tour" car "une élection doit aller à son terme", a-t-elle di. Un meeting aura lieu jeudi soir, auquel "Nicolas Sarkozy sera probablement présent", "et chacun (ndlr: elle-même et les trois autres candidats du premier tour) pourra s'exprimer", a-t-elle ajouté.
De son côté, Claude Goasguen, qui a annoncé lundi soir son retrait au profit de Françoise de Panafieu, a affirmé avoir pris sa décision "tout seul" sans aucune "pression", après en avoir parlé avec le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. "J'ai décidé de soutenir Françoise de Panafieu pour sauvegarder l'union. Il faut maintenant solidifier cette union et je vais m'y employer, il n'y a pas d'arrière-pensée, il n'y a pas d'états d'âme", a-t-il déclaré.
Une candidate UDF ?
Seule femme en lice dans ces primaires UMP, Françoise de Panafieu pourrait avoir face à elle une autre responsable, Marielle de Sarnez, possible championne UDF. Ce parti est en effet résolu à présenter "pour la première fois une équipe et un projet à Paris en 2008", selon Mme de Sarnez. Quant à Bernard Debré (app-UMP), il persiste dans sa candidature, lançant sa campagne le 20 mars au Palais des Congrès.
"Il n'y a qu'un adversaire, Bertrand Delanoë", avait déclaré lundi Mme de Panafieu, qui a eu souvent des échanges acerbes avec le maire socialiste. Le patron du PS parisien Patrick Bloche voit d'ailleurs en cette ex-adjointe de Jacques Chirac puis Jean Tiberi "la représentante d'un système ancien dont les Parisiens n'ont pas voulu en 2001".
Déjà, la maire du XVIIe a ouvert un front, se déclarant favorable à des municipales dès 2007, alors qu'elles ont été différées, par une loi, à 2008. Sur cette question de calendrier, elle est, affirme-t-elle, "sur la même longueur d'onde" que Nicolas Sarkozy. Une position que Bertrand Delanoë trouve "choquante": "ce débat sur le calendrier dure depuis plus de deux ans et l'UMP joue avec. Ce n'est pas admissible", selon lui.
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