© TF1La convention de l'UMP consacrée à l'éducation se tient ce mercredi. Dans un entretien au Figaro de mercredi, le ministre de l'Intérieur détaille ce qu'il présente comme "son projet contre l'échec scolaire". Il propose :
Mobilisés contre l'échec scolaire
Dans Libération de jeudi, une cinquantaine de personnalités, dont Abd Al Malik, Boris Cyrulnik et Harry Roselmarck, ont signé un "Pacte contre l'échec scolaire" lancé par l'Afev, une association d'étudiants bénévoles faisant du soutien dans les quartiers populaires.
Publié le 12/01/2012
L'abolition des ZEP
"Je constate qu'il n'y a jamais eu autant de ZEP, autant d'échec scolaire et autant d'inégalité scolaire", déplore Nicolas Sarkozy qui estime que cela est dû en partie "au faible budget qui leur a été alloué" mais aussi "aux faiblesses intrinsèques du système". "Le zonage aggrave la ségrégation et aboutit à mettre dans les mêmes établissements les élèves les plus difficiles et les enseignants les moins expérimentés". "Ma politique n'est pas tant de supprimer les ZEP que de recentrer cette politique sur les élèves prioritaires", assure le ministre de l'Intérieur qui cite : des programmes pour la petite enfance, un soutien pour les élèves en difficulté, les études du soir encadrées, des internats.
Des places réservées en prépa
"La moitié des établissements scolaires ne présente aucun élève à l'entrée aux classes préparatoires, même pour les meilleurs élèves. Je veux qu'on les oblige à en présenter et que des places leur soient réservées"
La suppression de la carte scolaire
"Je crois au libre choix, explique Nicolas Sarkozy, dans une même ville, un établissement pourra être spécialisé dans les matières littéraires, un autre dans le sport et un troisième dans les mathématiques." Le ministre souhaite aussi l'ouverture d'établissements privés sous contrat dans les zones sensibles : "Le social n'est pas l'apanage des établissements publics."
Le dépistage précoce des troubles du comportement
"Tout le monde sait que dès le primaire des enfants violents peuvent terroriser une classe", assène le ministre. Prenant pour exemple le gang des barbares, il assure que les jeunes "se connaissaient depuis le collège où ils avaient déjà des problèmes". "Il faut prendre des mesures le plus tôt possible", poursuit-il, en préconisant que le médecin scolaire "repère les enfants dont le comportement dissimule des problèmes psychologiques, familiaux ou, même, psychique."
Liberté pédagogique et évaluation
"Chaque établissement scolaire devrait pouvoir (...) affecter librement 20% de son budget contre 3% aujourd'hui", propose le ministre qui voudrait instaurer "en échange" une évaluation. Concernant la méthode pédagogique, Nicolas Sarkozy préconise de "faire confiance à l'expérience" de l'enseignant qui "doit être jugé sur ses résultats et non sur ses méthodes".
Des rémunérations différenciées
"Celui qui fait le plus d'heures, qui va au contact des élèves les plus difficiles doit être mieux payé", estime Nicolas Sarkozy qui souhaite que les enseignants puissent travailler plus s'ils le désirent.
(Image TF1 : Nicolas Sarkozy)
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