© INTERNENicolas Sarkozy a signé vendredi à Nanterre "un protocole départemental expérimental visant à renforcer la sécurité" dans les collèges des Hauts-de-Seine, via la désignation d'un policier référent. Le protocole a été cosigné par le ministre de l'Intérieur, président du conseil général, le préfet Michel Delpuech, l'Inspection académique et la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).
Le document instaure la mise en place de "policier référent, c'est-à-dire connu des familles, des élèves et des enseignants. C'est un policier qui pourra passer une demi-journée ou une journée par semaine dans un collège pour que ce ne soit pas aux familles ou enseignants d'aller au commissariat", a déclaré Nicolas Sarkozy. L'expérience débutera dans 12 collèges, cinq à Courbevoie, cinq à Antony et deux à Clichy-la-Garenne.
"Ceux qui n'en voudront pas, n'en auront pas"
"Cette expérimentation court sur une durée de 6 mois", et "à l'issue de la phase d'expérimentation et d'une première évaluation, le dispositif a vocation à être étendu à l'ensemble du territoire départemental", indique le protocole. "Ce projet se fera sur la base du volontariat, ceux qui n'en voudront pas, n'en auront pas mais devront s'expliquer avec les familles", a souligné Nicolas Sarkozy.
Concrètement, le policier référent aura à sa disposition un local "dans chaque collège où sa présence est requise", et "interviendra dans l'établissement à la demande du principal", et ceci "en tenue d'uniforme", précise le document. Cet agent sera "le correspondant direct (...) du chef d'établissement en matière de transmission de signalements d'incidents ou d'infractions survenus au sein du collège" et pourra "procéder, directement et sur les lieux, à la prise éventuelle de plaintes consécutivement à des infractions commises à l'intérieur ou aux abords immédiats de l'établissement scolaire, à l'encontre des personnels ou des élèves", selon le texte.
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a fait part de ses doutes sur l'expérience. "Les Hauts de Seine connaissent-ils une hausse alarmante de la délinquance au sein des collèges ? S'est-on assuré d'abord que les collèges y disposent de personnels éducatifs en nombre suffisant pour pallier les difficultés ordinaires avant de faire appel à des mesures extraordinaires ?", a interrogé la fédération dans un communiqué. Elle a mis en doute l'efficacité du "message" ainsi adressé aux jeunes: "Sont-ils des délinquants en puissance que la police doit surveiller jusque dans l'Ecole parce que ceux chargés de les y encadrer ne sont pas à la hauteur ?"
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