C'est une première à l'échelle nationale. Le gouvernement a signé mardi une convention "Alerte Enlèvement" avec les principaux médias audiovisuel français. Le but est de mettre en place, en cas de rapt d'enfant, une campagne massive et immédiate de diffusion d'informations afin de mobiliser la population à la recherche de la victime et du ravisseur.
Le ministre de la Justice, Pascal Clément, a signé ce protocole avec les représentants des principales chaînes de télévision et stations de radio qui, sur décision du procureur, diffuseront à intervalles réguliers le signalement de l'enfant enlevé, celui éventuel de son ravisseur présumé et tout renseignement pouvant aider à retrouver leur trace. Autres signataires : les sociétés d'autoroute, la SNCF et la RATP qui s'engagent à relayer le message sur leurs panneaux d'affichage.
L'opération "Alerte Enlèvement", qui durera trois heures, sera lancée sous certaines conditions et le plus rapidement possible après le rapt. L'expérience montre que les 24 premières heures sont cruciales pour la survie de l'enfant.
Le système, qui existe aux Etats-Unis et au Canada, avait été initié au Texas en 1996 lors de l'enlèvement de la petite Amber Hagerman. Il avait été essayé pour la première fois en France, avec succès, lors de l'enlèvement en novembre dernier de la petite Aurélia.








