Selon Clément, Georges Frêche a enfreint la loi

le 23 février 2006 à 18h10 , mis à jour le 23 février 2006 à 18h28

Le garde des Sceaux affirme ne pas douter que "que la justice entendra sanctionner sans faiblesse les faits reprochés" au président de la région Languedoc-Roussillon. Le 11 février à Montpellier, il avait apostrophé des membres d'associations de harkis en les traitant de "sous-hommes".

Georges Frêche © INTERNE

La polémique entourant les propos sur les harkis de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, prend de l'ampleur jeudi. Après des voix de droite mais aussi du Parti socialiste dont il est membre, c'est le garde des Sceaux en personne qui est intervenu. Face aux sénateurs, Pascal Clément a affirmé qu'il convenait de condamner " sans faiblesse " le président de la région Languedoc-Roussillon. Le procureur général de la cour d'appel de Montpellier a été saisi afin d'examiner " les qualifications pénales pouvant être retenues et vérifier la teneur exacte des propos litigieux qui ont été tenus ". " Les premiers éléments qui m'ont été communiqués confirment qu'il y a bien eu infraction. Je ne doute pas que la justice entendra sanctionner sans faiblesse les faits reprochés à Monsieur Frêche " a expliqué le ministre de la Justice.

De son côté, le dirigeant socialiste Henri Emmanuelli a suggéré sur LCP-Assemblée/France Info que le président PS du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, "se mette en congé" ou "démissionne" de ses fonctions. Par ailleurs, cinquante députés UMP ont écrit à François Hollande pour demander au premier secrétaire du PS qu'il sanctionne "comme il le mérite" Georges Frêche, après des propos "particulièrement scandaleux".

Le 11 février, Georges Frêche avait vivement interpellé des représentants de la communauté harkie lors d'une cérémonie d'hommage à un porte-parole du mouvement pied-noir assassiné en 1993. "Vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes. Vous n'avez aucun honneur", avait-il lancé. Il avait présenté ses excuses deux jours plus tard, affirmant avoir visé une personne en particulier et non la communauté dans son ensemble. Pour le Parti socialiste, l'incident était clos par cet "acte de contrition".

le 23 février 2006 à 18:10
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