
Le résultat définitif des tests sur le canard sauvage retrouvé mort dans l'Ain ne sera finalement pas connu avant 20 heures, a indiqué dans l'après-midi le ministère de l'Agriculture. Selon les résultats des premières analyses, l'animal a été victime d'un virus de type H5, et il y a une probabilité de 90% qu'il ait succombé au virus H5N1, la forme de grippe aviaire la plus virulente et transmissible à l'homme.
Dominique Bussereau s'est rendu samedi sur le lieu de la découverte. Il y a rencontré le préfet de l'Ain, et le maire de Joyeux, qui a reproché au ministre la lenteur de la communication des services de l'Etat, lesquels ne l'avaient pas prévenu de la découverte. Un périmètre de protection de 3 km a été mis en place autour de l'endroit où a été trouvé le canard mort ; ce périmètre concerne 14 communes, 20 élevages professionnels et 136 basse-cours de particuliers, ainsi que le parc ornithologique de la Dombes qui a été fermé. Autour, une zone de surveillance de 10 km englobe 47 communes, 63 élevages professionnels et 590 basse-cours de particuliers.
Un peu plus tôt, dans la matinée, lors d'une conférence de presse, Dominique Bussereau s'était efforcé de rassurer. Le ministre de l'Agriculture avait alors affirmé qu'aucun cas de grippe aviaire n'avait été découvert jusqu'à présent dans les élevages français, ajoutant qu'aucune mesure d'abattage de volailles n'avait été prise pour le moment.
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La France "préparée de longue date"
Il n'y a "aucun danger" de consommer de la volaille, avait-il insisté, recommandant aux promeneurs de signaler aux services compétents tous les cas d'oiseaux morts. Il avait par ailleurs assuré qu'il n'y avait "pas de panique" au marché de gros de Rungis et pas de nouvelle baisse des ventes de volailles. Ces ventes sont actuellement en baisse de 15% en moyenne, et jusqu'à 20% pour les poulets entiers.
Une volonté de dédramatiser appuyée par Jacques Chirac depuis Bangkok, où il était en visite ce week-end. "J'assure les Français de ma totale vigilance et de celle du gouvernement pour ce qui concerne la mobilisation de tous nos moyens", a déclaré le chef de l'Etat dans une conférence de presse. "C'est une situation qu'il faut prendre avec calme mais avec le plus grand sérieux, dans un esprit de responsabilité et en veillant au respect intransigeant du principe de précaution", a insisté le président, assurant que la France s'était "préparée de longue date" à cette situation.
Outre le canard mort dans l'Ain, les cadavres d'une quinzaine d'oiseaux retrouvés dans différents départements français, dont celui de la Seine-et-Marne, sont en train d'être examinés pour savoir s'ils sont porteurs du virus H5N1. La date de publication de ces tests n'est pas encore connue.
Un numéro de téléphone pour s'informer sur la grippe aviaire Un numéro de téléphone unique - 0 825 302 302 (0,15 EUR/mn) - a été mis en place pour s'informer sur la grippe aviaire, a annoncé samedi le ministère de la Santé. Cette plateforme fournit la liste des pays touchés (Tapez 1), les recommandations aux voyageurs (Tapez 2) et répond aux questions plus générales sur la grippe aviaire (Tapez 3). Ce numéro est ouvert de 8H à 22H, 7 jours sur 7. Il met en relation les appelants avec des télé-opérateurs ayant une spécialisation sanitaire. Une présence médicale est également assurée. Les informations des services gouvernementaux sont regroupé d'autre part sur un site internet : www.grippeaviaire.gouv.fr
( Photo d'ouverture : Dominique Bussereau se rendant dans l'Ain, sur le lieu de la découverte d'un canard mort - DR)
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