Les anti-CPE campent sur leur position

le 27 mars 2006 à 14h03 , mis à jour le 27 mars 2006 à 16h05

La mobilisation se poursuit dans les universités, dont une soixantaine demeurent touchées, en attendant la journée d'action et de manifestations de mardi. De nombreuses AG sont prévues pour en décider des modalités.

TF1/LCI Les étudiants devant le Parlement à Rennes

A Paris, le site de Tolbiac, Paris I, est toujours bloqué mais grévistes et non grévistes se sont affrontés lundi matin. Paris III, Censier, est également bloquée ainsi que Paris VI tandis qu'à Paris VII, quelques cours se tiennent "discrètement" dit-on au rectorat. La Sorbonne reste fermée, depuis son occupation il y a une dizaine de jours. En province, les trois universités de Grenoble sont bloquées. Il en est de même à l'université de Dijon (lettres et droit), à Clermont-Ferrand et à Besançon.

Grève et blocage sur toute la France

A Lyon, l'accès des deux campus de Lyon II est bloqué et l'Institut d'études politiques à voté poursuite de la grève et blocage. A Toulouse, Le Mirail et Paul-Sabatier (II et III) sont toujours bloquées. Les cours ont repris à l'Arsenal (Toulouse I) depuis vendredi à la suite d'un référendum organisé par la direction mais l'université sera fermée mardi "pour raisons de sécurité".

Par ailleurs, grèTF1/LCI Les étudiants manifestent à Jussieuve et blocage continuent à Rennes II, qui fut une des premières à entrer dans le mouvement, il y a maintenant deux mois. Des jeunes ont planté des tentes devant le Parlement  à Rennes pour exiger le retrait du CPE. Les trois universités de Lille sont également bloquées. Le blocage est partiel à l'université du Littoral (Dunkerque) et d'Artois (Arras), il est total à l'université du Hainaut-Cambrésis (Valenciennes, Cambrai). Aix-Marseille I et II sont complètement bloquées en revanche Aix-Marseille III fonctionne presque normalement.

Voitures brûlées en Seine-Saint-Denis

Une centaine de jeunes ont nargué lundi matin les forces de police devant le lycée Paul-Eluard (Saint-Denis), dégradant plusieurs voitures avant d'en incendier deux au milieu de centaines de lycéens rassemblés. Les incidents ont débuté peu après 8 heures 30 lorsque quelques lycéens ont bloqué l'entrée de l'établissement "de façon inorganisée", a rapporté Floréal, une lycéenne membre du comité de grève de cet établissement où des élèves sont très mobilisés depuis une quinzaine de jours contre le Contrat première embauche (CPE).  Vers 10h30, un groupe d'une vingtaine de jeunes, capuchonnés la plupart, ont avancé une voiture en direction des policiers présents, avant d'y mettre le feu. Dix minutes plus tard, ils recommençaient, devant les grilles du lycée. L'un des incendies s'est propagé sur une ligne de trente mètres le long du trottoir, vraisemblablement en raison de coulées d'essence, et a dégradé un arbre.

"Une tentation de radicalité"

Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a déclaré lundi qu'il ne demandait pas la démission du gouvernement, la mobilisation étudiante n'ayant pas, selon lui, "un objectif politique".  "Par contre, je comprends cette revendication parce que je constate que face à la détermination du gouvernement qui apparaît comme étant de l'entêtement, c'est devenu une provocation pour les jeunes qui se mobilisent et face à cette provocation, il y aura forcément une tentation de radicalité", a ajouté Bruno Julliard.

Photo d'ouverture: Les anti-CPE campent devant le Parlement à Rennes. Image LCI.

Deuxième photo: Affrontements des pro et anti-blocage à la fac de Jussieu à Paris.

le 27 mars 2006 à 14:03
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience