Bras de fer entre Raoult et les syndicats d'enseignants

le 03 mars 2006 à 20h05 , mis à jour le 03 mars 2006 à 20h59

Mercredi, l'élu UMP du Raincy avait demandé au ministre de l'Education d'interdire les occupations nocturnes d'écoles par des parents ou enseignants protestant contre le CPE ou la politique éducative. Les syndicats d'enseignants, répliquant vendredi par communiqués, affirment que les occupations continueront.

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Les syndicats d'enseignants Snes-FSU, SE-Unsa et Unsa-Education ont violemment protesté vendredi dans des communiqués contre la demande du député-maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis), Eric Raoult, "d'interdire" les "occupations nocturnes" d'établissements scolaires.

"N'en déplaise à Monsieur Raoult, les occupations d'établissements se poursuivront tant que les personnels et les parents ne seront pas entendus", écrit le Snes-FSU de l'académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne). Le syndicat appelle les enseignants à "ne pas céder à la tentative d'intimidation" d'Eric Raoult et écrit : "Nous n'avons aucune leçon à recevoir d'un homme qui comme ancien ministre de la Ville porte une part de responsabilité dans la situation actuelle des banlieues". "Non, M. Raoult, nous ne quitterons pas nos établissements ! Non, M. Raoult, le ministre de l'Education nationale ne nous en fera pas sortir ! Non, M. Raoult, nous ne sommes pas des fauteurs de trouble !" écrit pour sa part la section de Seine-Saint-Denis des syndicats SE-Unsa et Unsa-Education.

Nouvelles occupations annoncées pour lundi

Mercredi, le député avait demandé dans une question écrite au ministre de l'Education Gilles de Robien d'interdire les occupations nocturnes par des enseignants, des personnels ou des parents d'élèves et "d'engager des poursuites contre eux". Eric Raoult estimait que ces occupations étaient des actes "d'une rare gravité" qui n'étaient "pas sans conséquences sur l'image de l'école" et posaient "un réel problème de sécurité et de responsabilité pour la collectivité locale de rattachements". Les syndicats soulignent a contrario qu'aucun incident n'a été à signaler au cours de ces occupations, qui sont "l'occasion de débattre et d'échanger entre personnels de l'Education nationale et citoyens des communes", selon les termes de l'Unsa.

Plusieurs établissements de Seine-Saint-Denis ont fait l'objet d'occupations nocturnes ces dernières semaines, par des parents d'élèves ou des enseignants qui entendent protester contre la politique éducative du gouvernement, la dotation horaire globale ou le CPE (Contrat première embauche). De nouvelles occupations sont annoncées pour lundi, veille de la journée de mobilisation nationale contre le CPE.

Photo d'ouverture : Eric Raoult - archives

le 03 mars 2006 à 20:05
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