
UMP
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a salué vendredi soir la "décision de sagesse" prise par Jacques Chirac sur le CPE. "Je salue cette décision de sagesse conforme à ce que l'immense majorité des parlementaires UMP souhaitait", a dit le président de l'UMP après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. "J'invite chacun à se mettre sans tarder au travail pour rédiger une nouvelle loi qui permettra de répondre aux questions qui ont fait problèmes : les motifs du licenciement et la durée de la période de consolidation", a affirmé M. Sarkozy, qui s'exprimait depuis le siège de l'UMP, à Paris.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a jugé vendredi que Jacques Chirac "a su trouver les mots justes pour renouer les fils du dialogue" au sujet du CPE. "Dans un esprit de rassemblement, d'unité et d'écoute le président de la République a su trouver les mots justes pour renouer les fils du dialogue face à la situation de ces derniers jours", écrit M. Accoyer dans un communiqué.
PS
François Hollande, premier secrétaire du PS, a estimé vendredi qu'on "ne va pas vers l'apaisement", après l'allocution télévisée du président de la République sur le CPE. "Il a fait compliqué là où il devait faire simple, (...) il devait être limpide dans son expression, (...) il devait être clair, il ne l'a pas été", a dit le premier secrétaire sur France 2. "L'idée d'une manoeuvre, l'idée d'une procédure de retardement, est forcément dans les esprits", a-t-il ajouté.
Le député PS du Val d'Oise Dominique Strauss-Kahn a reproché vendredi au président Jacques Chirac d'avoir "donné des arguments pour que le mouvement" anti CPE "se poursuive", lors de son allocution radio-télévisée. Selon DSK, demander au parlement une seconde délibération comme le permet la Constitution "aurait eu l'avantage d'arrêter le mouvement". "Là, au contraire, il donne des arguments pour que le mouvement se poursuive", a jugé l'ancien ministre. "Donc, ce n'est pas raisonnable, notamment au regard des jeunes qui ont des examens à passer et de l'ensemble du pays, qui est aujourd'hui mis en difficulté", a-t-il dit.
UDF
François Bayrou, président de l'UDF, a estimé que "c'était la première fois qu'on promulgue une loi en demandant qu'elle ne soit pas appliquée", y voyant un "risque de ridicule". "C'est la première fois dans l'histoire, à ma connaissance, qu'on promulgue une loi en demandant qu'elle ne soit pas appliquée", a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques". "Même avec de bonnes intentions, c'est une grande première qui restera dans les annales !", s'est-il exclamé
PCF
Le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale, Alain Bocquet, a estimé que Jacques Chirac "se moque du peuple et des jeunes" en promulgant la loi sur le contrat première embauche. "Jacques Chirac se moque du peuple et des jeunes en particulier puisqu'il persiste et signe en confirmant la loi en la promulguant", a-t-il déclaré à la presse.
Verts
Les Verts, parlant de déclaration "hallucinante", ont estimé vendredi que l'intervention du président de la République sur le CPE, "tant attendue par le pays, est un chef d'oeuvre de mépris, d'hypocrisie et de lâcheté". "Les deux propositions de modification avancées par Jacques Chirac apparaissent comme des subterfuges ridicules devant la crise ouverte dans le pays depuis deux mois par le CPE", souligne le porte-parole Sergio Coronado dans un communiqué.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



