Le CPE adopté par le Parlement

Par Par D.S. (avec AFP), le 09 mars 2006 à 10h50 , mis à jour le 09 mars 2006 à 11h56

Le Parlement a adopté définitivement jeudi le projet de loi sur l'égalité des chances qui instaure le contrat première embauche. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné le texte par 178 voix contre 127. L'opposition a annoncé qu'elle allait saisir le Conseil constitutionnel.

sénat © INTERNE

Le Parlement a adopté définitivement jeudi le projet de loi sur l'égalité des chances instaurant le très contesté contrat première embauche. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné le texte jeudi par 178 voix contre 127. Les groupes PS, PCR, UDF et les élus Verts ont voté contre. Le projet de loi est donc définitivement adopté. Les groupes socialistes de l'Assemblée et du Sénat avaient annoncé qu'ils allaient saisir le Conseil constitutionnel.

Peu avant le vote, le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher a réaffirmé que "le Contrat première embauche était un outil supplémentaire qui ne mettra  pas en péril le CDI". "Le CPE, en offrant souplesse mais aussi sécurisation, doit  être un outil d'un parcours d'accompagnement personnalisé d'entrée dans l'emploi et non pas seulement vers l'emploi", a-t-il poursuivi.

Au nom du groupe communiste, Roland Muzeau a vivement dénoncé le projet gouvenemental. "Monsieur le ministre, j'ai une bonne nouvelle pour vous : vous  avez perdu !", a lancé le sénateur PCF. L'orateur UDF Philippe Nogrix a pour sa part réaffirmé l'opposition des centristes à ce projet "fourre-tout, bâclé", inscrit "à la hâte", et sur lequel  "il n'y avait pas un vrai débat" en dépit des 132 heures de travaux dans les  deux Assemblées.

Front lézardé

Le sénateur PS Jean-Pierre Godefroy a lui aussi regretté "les conditions de  travail, c'est-à-dire toutes les procédures qui ont été employées pour limiter le débat". "En conséquence et comme 55% des Français, nous voterons résolument contre ce texte", a-t-il conclu, peu avant le vote solennel.

Mercredi, à l'Assemblée,  la gauche soutenue par l'UDF a mené son baroud d'honneur contre le texte, voté par les députés UMP. La surprise est venue du côté des bancs de la majorité où le front derrière Dominique de Villepin s'est lézardé avec la demande du sarkozyste Hervé de Charette d'une suspension du CPE (Lire notre article). Le PS a annoncé le dépôt mardi d'un recours auprès du Conseil constitutionnel. Il faudra donc attendre que ce dernier statue pour que le texte soit définitif.

(Image archives LCI)

Par Par D.S. (avec AFP) le 09 mars 2006 à 10:50
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