CPE : des lycéens rejoignent la contestation

le 14 mars 2006 à 18h15 , mis à jour le 15 mars 2006 à 08h40

AG, blocages et manifestations ont concerné des lycées un peu partout en France. A Paris, les étudiants ont fait "la tournée" des lycées du XIIIème arrondissement pour inciter les lycéens à se joindre au mouvement.

Etudiants et lycéens en tête du cortège à ToulouseA Toulouse, étudiants et lycéens défilaient en fin de matinée en tête d'un cortège évalué à 8.000 personnes par la police, 15.000 par les organisateurs... © DR

Jusqu'ici mobilisés essentiellement lors des grandes manifestations nationales des 23 février et 7 mars, les lycéens ont haussé le ton mardi à l'occasion d'une journée d'action à l'appel de la coordination nationale des étudiants. Selon la police, quelque 41.000 personnes, pour la plupart étudiants et lycéens, ont manifesté contre le CPE, dont 4.300 à Paris.

Dès dimanche, la Fidl et l'UNL, les deux principaux mouvements de lycéens, avaient appelé à se mobiliser contre le CPE cette semaine. Tristan Rouquier, président de la Fidl a estimé auprès de l'AFP que "des centaines de lycées sont mobilisés à travers des AG, des blocages ou des grèves, il y a une nouvelle effervescence, le mouvement s'amplifie !". La Fidl a compté par exemple une quinzaine d'AG à Paris et des référendums lycéens à Lyon, pour dire non au CPE.

Des blocages ont été décidés dans des lycées de nombreuses villes (Montreuil-sous-Bois, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Rennes, Nice, Alençon, Tulle, Lyon, Brest, Nantes). Karl Stoeckel, président de l'UNL, élève au lycée Montaigne à Paris, a déclaré à l'AFP que "la mobilisation s'enracine partout en France". Son lycée a "voté la grève pour jeudi lors d'une AG de 500 personnes", a-t-il ajouté. Quand ils n'organisent pas spontanément et de façon autonome des blocages et des AG, les lycéens sont désormais entraînés dans les manifs par leurs aînés.

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Actions coup de poings en Bretagne

A Paris, les étudiants venus de nombreuses universités ont fait "la tournée" des lycées du XIIIème arrondissement pour inciter les lycéens à se rendre à une manifestation place d'Italie. Elle a regroupé plusieurs centaines de jeunes et quelques adultes, dont Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (principale fédération de l'Education), venu "en solidarité". A Montreuil (Seine-Saint-Denis) quatre lycées ont débrayé mardi pour rejoindre la manifestation parisienne, après une assemblée générale de plusieurs centaines d'élèves. A Rennes (4.500 manifestants) et à Orléans (environ 2.000), étudiants et lycéens se sont aussi rejoints dans la rue.

Ailleurs, des actions coups de poing se sont déroulées. A Lannion (Côtes-d'Armor) par exemple, environ 300 étudiants et lycéens ont manifesté devant la sous-préfecture en lançant des projectiles, et à Paimpol des lycéens ont bloqué un train. A Brest, environ 1.500 lycéens ont défilé avant d'envahir la gare et les voies. Dans les Pyrénées-atlantiques, ce sont même des collégiens d'un établissement d'Oloron-Sainte-Marie qui ont rejoint le mouvement en refusant d'aller en cours, pour protester contre le CPE.

Mardi soir, les étudiants de la Fage (réseau d'associations étudiantes) ont accusé, dans un communiqué, certains étudiants anti-CPE d'être "jusqu'au-boutistes" et d'"imposer leurs méthodes à l'ensemble des étudiants".

le 14 mars 2006 à 18:15
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6 Commentaires

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  • ., le 15/03/2006 à 17h01

    Ce qui serait intéréssant , ce n'est pas le nombre de manifestants , mais le pourcentage , pour voir si ce n'est pas encore une minorité qui fait le bazar !

  • TITEUF53, le 15/03/2006 à 16h51

    Ils feraient mieux de penser au bac !

  • PIERRE MARIE VALLEZ, le 15/03/2006 à 16h24

    à voir "la tronche" de ceux qui manifestent, il est certain qu'ils auront du mal à trouver du travail, moi je suis artisan et jamais je n'embaucherais un homme qui n'est pas rasé convenablement et coiffé et je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas....

  • PIERRE MARIE VALLEZ, le 15/03/2006 à 16h20

    Comme il est impossible de gouverner notre pays de façon raisonnable, voilà comment je vois les choses : nous devrions proposer par référendum, des questions et des réponses claires, aux différents problèmes que rencontre notre pays, chaqun aurait à se prononcer sur les différents sujets, ensuite en fonction d'une majorité de réponses dans tel ou tel domaine, des décisions seraient prises et adoptées - pour mettre en oeuvre ces décisions, nous pourrions décider de mettre la france sous régime militaire 6 mois, c'est à mon avis la seule façon de faire passer les réformes, plus que nécessaires, dans notre pays ...

  • Dd, le 15/03/2006 à 16h11

    Comme ca, s'ils ratent leur bac, ce sera la faute du gouvernement aussi.

  • Martoi, le 15/03/2006 à 15h44

    La politique compte beaucoup pour eux mais ils n'y connaissent rien.

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