
Alors que dans la rue, des étudiants et lycéens manifestaient à Paris et en province, le Premier ministre a voulu réaffirmer mardi face aux députés sa détermination : pour lui, " le Contrat première embauche marchera" et permettra de faire baisser le chômage. Répondant à une question du premier secrétaire du PS, François Hollande, il a insisté: "Des milliers d'emplois sont en jeu pour les jeunes de notre pays". "Pourquoi est-ce que nous nous engageons, nous, le gouvernement et la majorité tout entière, c'est parce que le CPE est un contrat utile, parce qu'il va créer des emplois pour les jeunes en difficulté", a-t-il affirmé. "Le CPE est juste et équilibré", a-t-il encore lancé, car "il offre de vraies garanties aux jeunes, de logement, de formation, de crédit".
Dominique de Villepin a rappelé que le CPE prévoyait "un filet de sécurité", dont il souhaite qu'il "soit étendu avec les partenaires sociaux en cas de rupture" du contrat. "Au bout de quelques mois, les jeunes pourraient avoir un droit à la formation de trois mois, avec un complément de rémunération", a-t-il redit.
"Ne restons pas les bras croisés"
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S'agissant de l'évaluation du dispositif tous les six mois avec les partenaires sociaux, une autre piste avancée dimanche soir sur TF1, le Premier ministre a lancé: "si cette évaluation montre qu'il y a quelque chose à ajuster, qu'il y a des éléments à ajouter, nous le ferons pragmatiquement". "En attendant, essayons, avançons, ne restons pas les bras croisés devant les Français", a-t-il ajouté en demandant à François Hollande de "descendre dans la vie réelle" et de "faire preuve jour après jour d'esprit de responsabilité". Les députés de la majorité ont applaudi vivement l'intervention de Dominique de Villepin.
Peu avant l'ouverture des débats, François Bayrou, a demandé à Jacques Chirac une "deuxième délibération" de la loi Egalité des chances. "Il y a une fracture, une partie du pays qui se sent rejetée", a commenté le leader de l'UDF, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Il faut un geste de conciliation, un geste de prudence pour montrer qu'on écoute. Ce geste de prudence, il n'y a désormais que le président de la République qui puisse le faire", a-t-il poursuivi. "Cela consiste à demander au Parlement une deuxième délibération, c'est-à-dire reprendre le texte et discuter pour voir si l'on ne peut trouver quelque chose de plus rationnel", a ajouté le député des Pyrénées-Atlantiques.
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