CPE : des "solutions par le dialogue"

le 25 mars 2006 à 16h37 , mis à jour le 25 mars 2006 à 22h17

Le Premier ministre a marqué samedi sa volonté de trouver "une solution rapidement" à la crise du CPE. Et ce en répondant par le dialogue "aux deux préoccupations majeures des jeunes" : la période d'essai et les conditions de rupture du contrat.

TF1/LCI Dominique de Villepin CPE Matignon

Dominique de Villepin a marqué samedi sa volonté de "trouver une solution rapidement" à la crise sur le CPE "par le dialogue", et de répondre "aux deux préoccupations majeures des jeunes", la durée de la période d'essai de deux ans et la non-motivation du licenciement.

"Plus que jamais, nous avons besoin de nous parler pour trouver ensemble une solution au blocage actuel", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution à Matignon, à l'issue d'une rencontre avec quelques représentants étudiants.

Sa "volonté n'a pas encore été comprise"

Le Premier ministre a dit "souhaiter répondre aux deux préoccupations majeures des jeunes sur le CPE: la période de deux ans et les conditions de la rupture du contrat", les deux points les plus contestés du dispositif, sans pour autant préciser dans quel cadre, ni avec qui. "Je reverrai donc les organisations étudiantes la semaine prochaine pour progresser avec elles sur tous ces points", a-t-il ajouté.

M. de Villepin venait de rencontrer les représentants de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et de l'Union nationale interuniversitaire (UNI) et de PDE (Promotion et défense des étudiants). L'Unef, la confédération étudiante, l'UNL et la Fidl, très impliqués dans la mobilisation contre le CPE, avaient décliné son invitation samedi matin, plaçant le retrait du CPE en préalable à toute discussion.

Le chef du gouvernement a ainsi regretté que "certaines" organisations étudiantes, "ainsi que les organisations lycéennes, aient refusé cette invitation au dialogue". Il s'est dit conscient que sa "volonté n'a pas encore été comprise". "Je mesure les incompréhensions auxquelles nous devons faire face aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Entendu les demandes"

Le Premier ministre a annoncé vouloir renforcer les moyens financiers donnés aux jeunes entre leur diplôme et leur premier emploi, notamment par le biais d'un prolongement des bourses étudiantes.

"Nous allons travailler ensemble très rapidement au renforcement de ces moyens sous forme d'un prolongement des bourses étudiantes", a-t-il déclaré, précisant que ce dispositif devrait être "mis en place dès cet été, pour que les jeunes diplômés de cette année puissent en bénéficier".

Il a assuré avoir "entendu les demandes" des jeunes qu'il a rencontrés samedi quant à "la rémunération du risque pris par le jeune et le renforcement du filet de sécurité en cas de rupture du contrat". "J'y suis prêt", a-t-il ajouté, rappelant qu'il proposait "un revenu pendant trois mois", mais précisant toutefois que celui-ci serait "assuré" par l'Etat, si "le jeune salarié fait le choix de la formation". Rappelant sa proposition d'évaluer le CPE "dans six mois", il a proposé que les organisations étudiantes y participent.

(Le Premier ministre samedi après-midi à Matignon)

le 25 mars 2006 à 16:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

33 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Vastre, le 26/03/2006 à 11h15

    Celà ressemble de plus en plus à une capitulation ! Il est loin le temps jadis, où notre ministre des affaires étrangères faisait flores à l'ONU !

  • DAN54820, le 26/03/2006 à 10h41

    En tout cas, tout cela fait passer admirablement l'augmentation du pétrole, du gaz etc..... Aucune manifestation de ce côté là !....

  • Vastre, le 26/03/2006 à 07h03

    Courage : il ne reste plus que quelques quarterons de syndicalistes gauchistes pour prendre les citoyens en otage. Les trublions de la Haute-Loire (Julliard) n'ont guère d'avenir. Il faut leur expliquer que le mur est tombé, que Marx est mort et que Castro n'a plus beaucoup d'espérance de vie. Le capital étant sur le point de triompher, il est temps d'entonner le tube un peu passé de mode : "debout les damnés de la terre ....". Pas trop fort car les bourgeois qui alimentent les caisses des ASSEDIC pourraient avoir envie de partir à l'étranger !

  • G Housseau, le 26/03/2006 à 06h57

    Quelle confiance pouvons-nous accorder à un Premier Ministre qui dit je dialogue un jour et fait lez contraire le lendemain? Le CPE est rejeté par une majorité de français, il a certes été voté, mais dans des conditions très spéciales. Des amendements UDF notamment proposaient de ramener la période d'essai à un an, d'autres de motiver le licenciement, mais D de Villepin les a refusé. IL y a des patrons peu scrupuleux qui recrutent des salariés pour bénéficier des aides ou des mesures d'accompagnement et qui mettent fin à ces contrats dès que les aides cessent, pour eux le CPE est une aubaine. Le premier ministre se trompe depuis le début. La loi peut ne pas être promulguée, je rappelle que F Mitterand avait en 1984 retirer la loi Savary après les puissantes manifestations en faveur de la Liberté de l'Enseignement et bien c'est le même processus, je demande le retrait du CPE. Les aménagements de ce texte devront obligatoirement passer par une loi rectificative, un décret ne peut pas contredire une loi, normalement du moins. Si la crise perdure, je pense qu'il faudra dissoudre l'Assemblée Nationale pour y mettre fin.

  • Hervé, le 26/03/2006 à 06h42

    ... aux USA, 500 000 manifestants à L.A. contre le projet de loi qui fait d'un immigré illégal un criminel ! La différence, c'est que chez eux, déjà la cause est un peu plus solide, ensuite ils manifestent le w-e, et enfin ils sont tous en blanc pour montrer qu'ils sont pacifiques. 500 000 manifestants sans aucune brutalité ni vandalisme ! Et on veut donner des leçons au monde entier ???

  • Phil, le 26/03/2006 à 06h33

    Notre actuel premier ministre est comme tout nos politiciens detacher de la realite. Ils vivent tous dans un monde different du notre. Combien de nos politiciens ont il eu a passer par la case ANPE? Combien on des enfants qui sont passe ou passeront par la case ANPE? A t`on deja vu un politicien changer de metier car il avait echoue dans son programme? Comment veut on avoir des ministres competants quand un jour ils sont minitre des transports,une autre fois ministre de l`education? Dans la vie reelle on demande des gents califies avec des competances propre au poste propose, Pourquoi n`est ce pas fait de meme pour l`attribution des postes de ministres?

  • JM, le 26/03/2006 à 03h50

    En tout cas la jeunesse francaise perd tout crédibilité pour les entreprises étrangères actuellement et sont de plus en plus considérer comme d futur vecteur frileu du marché du travail !

  • Nicapa, le 26/03/2006 à 03h25

    Le cpe n est pas la vraie question c est une mesurette dailleurs mal orientee car trop ciblee sur les jeunes.le vrai debat c est sur une profonde restructuration de l administration etatique ,s attaquer puissement au deficit publique.et la gauche le sait mais bon demagogie francaise quand tu nous tient...

  • RUBIO, le 25/03/2006 à 22h49

    Mettons en résonance le mot de Virgil d'Orléans et celui de Jérôme de Lyon : ne serait-ce pas l'UNI (qui se dénomment eux-mêmes la DROITE UNIVERSITAIRE) qui essaie - en accord avec Monsieur le Premier Ministre - de manipuler les étudiants? Non, cher Jérôme, la jeunesse de France n'est pas perdue, ni foutue, au contraire, elle s'exprime. Toi, reste dans tes pantoufles ... ou adhère à l'UNI...

  • Virgil, le 25/03/2006 à 22h00

    Moi aussi, quand j'étais étudiant, il y a déjà 10 ans, je me faisais manipuler par les syndicats étudiants ! On sent que l'élection présidentielle approche. N'empêche que cette fois, je leur donne raison, il faut lutter contre le CPE xD

Lire tous les commentaires

      logAudience