CPE : la Sorbonne toujours fermée

le 10 mars 2006 à 22h52 , mis à jour le 10 mars 2006 à 12h43

Les bâtiments de l'université parisienne étaient fermés aux étudiants vendredi. Selon l'Unef, 45 facs étaient touchées par des grèves ou des blocages anti CPE. Des chiffres contestés par le ministre de l'Education qui a déclaré avoir "hâte" que le contrat première embauche soit appliqué.

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Les bâtiments de la Sorbonne sont fermés aux étudiants vendredi matin et ses abords contrôlés par la police tandis que des vigiles ne laissent entrer que le personne. La Sorbonne, qui abrite les universités Paris I, IV et V, et où la grève a été votée mercredi en assemblée générale, est fermée depuis jeudi après-midi par décision du recteur pour éviter des incidents. Toutefois, un petit groupe de jeunes qui avaient décidé de l'occuper dès mercredi, se trouveraient toujours dans les lieux, y ayant passé deux nuits.

Par ailleurs, plusieurs centaines d'étudiants ont "campé" devant le bâtiment jeudi, depuis 18h jusqu'aux petites heures du matin vendredi. Il y a eu quelques échauffourées entre les jeunes et la police qui gardait les portes. Des étudiants ont fait état de matraquages et d'interpellations. Celles-ci ont été démenties vendredi matin, de source policière.

"Mensonge"

De son côté, le directeur adjoint du recteur, Nicolas Boudot, a expliqué que "80 étudiants se trouvent à l'intérieur, une trentaine de modérés dont des élus Unef, une trentaine de radicaux voulant faire des lieux un symbole de contestation absolue et une trentaine d'autres". "Jeudi soir, nous avons négocié : vous retirez les barricades de chaises et tables érigées dans les couloirs et vous laissez les cours se tenir. En échange, vous pouvez rester dans l'amphi Descartes et venir prendre la parole dans les cours pour expliquer votre combat, avons-nous dit. Cela a été accepté et fait", a-t-il déclaré. "Donc, vendredi matin, à 8h, nous avons ouvert les portes mais dix minutes plus tard, les radicaux ont remonté les barricades dans les galeries et couloirs. Nous avons alors refermé les portes", a-t-il ajouté.

Dans les autres universités, la mobilisation prend également de l'ampleur. Selon l'Unef, principal syndicat étudiant, 45 universités sur les 84 étaient touchées vendredi par des grèves ou des blocages anti CPE.

Selon des chiffres transmis jeudi soir par le ministère, "onze universités sont en grève et vingt connaissent des perturbations partielles". Le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a affirmé vendredi qu'il avait "hâte que le CPE soit appliqué" et a qualifié de "mensonge" le nombre d'universités en grève avancé par l'Unef, le principal syndicat étudiant.

Ces propos ont aussitôt fait bondir Bruno Julliard le président de l'Unef qui les a jugés "scandaleux". "Le ministre a dérapé. Qu'il ait le courage de se rendre dans une des 45 universités que nous annonçons en grève !", s'est indigné Bruno Julliard, qui avait appelé mardi soir à la grève générale dans les universités.

(Devant la Sorbonne vendredi matin/LCI)

le 10 mars 2006 à 22:52
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36 Commentaires

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  • Dureau, le 10/03/2006 à 17h13

    Le CPE c'est aussi la possibilité pour l'employé de partir du jour au lendemain si une offre meilleure se présente...Ceux qui refusent le CPE sont déjà de l'ancien monde. Ouvrez-les yeux : l'emploi à vie n'est pas imaginable aujourd'hui alors arrêtez de rêver et travaillez!

  • Antonia, le 10/03/2006 à 17h05

    Les français ne sont qu'un peuple d'assistés. Savez-vous qu'en Suisse le cpe c'est à vie ? taux de chômage 3% Les pays qui pratiquent la politique libérale sont les pays où le taux de chômage est le plus bas. Quel employeur aimerait engager quelqu'un qu'il ne pourrait virer si ce dernier travaille mal.... ? 500 entreprises françaises se sont installées en Suisse dernièrement dont Colgate ..... Antonia

  • GG, le 10/03/2006 à 16h34

    Petit retour en arriére. Pierrefitte alors ministre de l'éducation nationale, tenait les memes propos que de Robien concernant l'occupation de la sorbonne. C'etait en 1968 !!

  • Un stagiaire de 21 ans, le 10/03/2006 à 16h14

    Si le CPE est loins d'etre parfait, mais au moims il s'agirait d'embauche. l'immobilisme serait criminel et n'aiderait ni les jeunes, ni le chomage. Surtout que virer un employe de deux ans de formation, c'est perdre tout le temps et le montant investi dans l'employé pendant deux années. Mais voir ces syndicalistes utilisaient la fougue de la jeunesse, ça me scansalise!

  • Une fille de 24 ans qui bosse..., le 10/03/2006 à 15h53

    Sérieux je ne comprends pas ces universitaires, ils font grèves alors qu'ils connaissent meme pas le monde du travail. J'ai 24 ans et je suis POUR le CPE. J'ai eu mon BTS en juillet 2003 et aujourd'hui mars 2006 je suis tjs en CDD, balloté de CDD en CDD, c est la meme chose qu'un CPE!! A force de détermination je viens de décrocher mon premier CDI mais j'ai du passer par 3 ans de CDD donc arretez de croire que qd on sort de l'école direct on a un boulot car c est pas comme ça la vie..j'ai galéré pr avoir mon 1er CDD et galéré pr le garder et me le faire prolongé sans cesse.. Qu'ils arretent leurs conneries et qu'ils retournent étudier.. Pourquoi on n'entends pas parler de manifs, de jeunes diplômes su r le marché du travail?? car eux ils galèrent pr trouver et qu'ils seraient bien comptant d'avoir un CPE pr commencer.. et arreter, j'ai 24 ans et j'ai ma maison, oui j'ai réussi a avoir un crédit sur 20 ans... qd on veut on peu meme en emploi précaire... Ouvrez les yeux...

  • Une étudiante, le 10/03/2006 à 15h51

    Preuve que vous n'avez aucune connaissance de la situation étudiante : supprimer les bourses ne changerait pas grand chose quand on sait qu'elle sont limitées à une minorité et qu'il faut batailler pour en avoir. Les milliers de jeunes sont dans la rue et qui vous agacent (pour rester polie) ne sont pas boursiers et pour la moitié salarié (donc ils savent ce qui les attendent)

  • Laurent, le 10/03/2006 à 15h01

    Ceux qui sont contre le CPE protègent ceux qui ont un emploi et ne se battent pas pour ceux qui n'en ont pas; la France est un des rares pays où on a peur du chomage car une fois sorti de l'emploi il est très dur d'y rentrer à nouveau; la preuve en est que beaucoup trop de monde veut devenir fonctionnaire

  • Karine, le 10/03/2006 à 14h29

    Il faut arrêter de toujours tout critiser. C'est une pratique en vogue. Il faut apprécier les bons et les mauvais côtés de chaque chose. Rien n'est parfait. Si les étudiants commencent à manifester aussi jeunes, qu'adviendra-t-il de notre France quand ils auront 30 ans? On en a pas assez des grèves en France? Moi, j'ai 22 ans et j'ai déjà quitté le pays et trouvé un emploi où on travaille 41h par semaine et où on peut me licencier avec un mois de préavis et j'en suis très contente! Au moins l'économie est meilleure. Ouvrons nous un peu au monde et aux idées nouvelles.

  • Fred, le 10/03/2006 à 14h26

    C'est lamentable ces syndicats qui influencent les jeunes a etre negatifs sur tout...Etre a l'essaie pendant 2 ans c'est pas la mer a boire, surtout quand on a - de 26 ans...2 ans c'est vite passer. Ici a New York on peut etre virer du jour au lendemain meme avec un CDI et c'est pas pour ca que tout le monde fait greve. Au contraire au moins les gens bossent et se tiennent a carreaux...

  • Chris, le 10/03/2006 à 14h25

    Le retrait du CPE c'est l'affaire de tous, les égoistes qui veulent juste qu'on les laissent bosser seront les premiers dans la rue le jour ou ils n'auront plus leur petit poste si confortable actuellement. Un peu de solidarité et stop au débat stéril droite gauche, c'est bien de l'avenir des travailleurs de ce pays dont nous parlons. Je suis en CDI, je travaille dans le privé, j'ai plus de 26 ans, mais je me sens concerné. La précarité ne crée pas d'emploi...

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