© AFPDix-sept heures de discussions ont été nécessaires pour voter l'appel à la grève et appeler à deux journées de mobilisation, mardi et jeudi. Cet "appel de Dijon" est adressé à tous les étudiants, lycéens, salariés, syndicats et "précaires".
Les délégués, issus de 66 universités, de quatre IUT et d'une demi-douzaine de grandes écoles, avaient débattu depuis 11 heures 30 de l'opportunité d'élargir leurs revendications au-delà du retrait du CPE. Certains ont remis en cause en vrac la loi Fillon sur l'éducation, les lois sur l'immigration, ou ont demandé "la démission du gouvernement", "le blocage des symboles de l'Etat" et "la réquisition des richesses dans les supermarchés pour soutenir le mouvement", dans un amphithéâtre surchauffé.
Grève générale
La majorité des délégués, désignés en assemblées générales dans leurs établissements, se sont interrogés sur l'opportunité d'en passer par les centrales syndicales pour appeler à une grève générale, ou sur l'efficacité des actions ponctuelles (blocages de péage, de gares...) par rapport à des journées de mobilisation. "Il faut penser à la jeunesse non scolarisée, aller vers les banlieues ou les quartiers défavorisés des villes", a suggéré un délégué de Paris I. "Il y a encore énormément de monde à convaincre parmi les étudiants", a rappelé un autre.
Manifestation jeudi à Paris et en régions
Une cinquantaine de lycéens, rassemblés en une coordination nationale parallèle, se sont joints à l'appel à manifester jeudi à Paris, ou à défaut dans les régions. Une vingtaine de "précaires" (intermittents, apprentis, personnels de l'Education nationale...), également réunis à Dijon, en ont appelé à une structuration de leur mouvement. Une nouvelle coordination des étudiants, la sixième, est prévue le week-end prochain à l'université d'Aix-Marseille.
Blocages de lycées
Lundi matin, la semaine a repris dans plusieurs villes par de nouveaux blocages de lycées. Ainsi, les cours de l'université de Perpignan restaient suspendus par arrêté du président François Féral, et les principaux lycées de la ville étaient bloqués par des élèves opposés au CPE. Plusieurs lycées de Marseille, dont le lycée Jean Perrin, un des plus grands de France, étaient également bloqués. Une trentaine des 185 lycées du Nord-Pas-de-Calais étaient également bloqués. Au sein des universités déjà bloquées, des votes ont été organisés pour la reconduction du mouvement, comme à Toulouse ou Rennes.
(Photo : lors de la réunion des délégués étudiants à Dijon - AFP)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





