"Je n'étais pas au courant. Sur les courts, j'étais seule, je n'avais pas besoin de lui pour gagner", confie Valentine Fauviau, 15 ans, au journal Le Parisien . "On me demande souvent si je me suis aperçue des troubles qu'ont eus certaines de mes adversaire. Comment aurais-je pu imaginer que mon père pouvait en être responsable? Vous savez au tennis, des défaillances, des insolations, ça arrive souvent...", ajoute la jeune fille, très bien classée et qui, selon le journal, "a abandonné l'école pour se consacrer exclusivement au tennis".
L'adolescente affirme par ailleurs qu'au "tout début", après la révélation de l'affaire, elle en voulait à son père. "Pas par rapport à moi et mon avenir, mais surtout à cause des conséquences pour notre famille pour celle d'Alexandre Lagardère", l'un des adversaires du frère de Valentine que son père est accusé d'avoir drogué au Temesta avant un match et qui est mort quelques heures après dans un accident de voiture.
"C'est aussi grâce à lui si j'en suis là, si j'ai ce niveau"
Mais, ajoute-t-elle, "mon père n'a jamais voulu faire de mal. La mort d'Alexandre, c'est ce qui l'a détruit le plus. Il y a plein de parents qui poussent leurs enfants, qui se rendent fous pour le tennis". "Je n'ai pas besoin de l'aide de mon père, je n'en ai jamais eu besoin pour battre mes adversaires. Mais c'est aussi grâce à lui si j'en suis là, si j'ai ce niveau. Aujourd'hui j'ai besoin de lui comme papa, il le comprend et je sais qu'il est fier de moi", a-t-elle ajouté. Christophe Fauviau, 45 ans, est jugé à Mont-de-Marsan depuis mercredi et jusqu'au 10 mars, pour avoir introduit du Temesta, un puissant anxiolytique ayant des effets somnifères, dans les bouteilles d'eau des adversaires de tennis de ses enfants, Maxime et Valentine.
Christophe Fauviau. Image LCI.







