DSK veut "une gauche de son temps"

le 12 mars 2006 à 18h13 , mis à jour le 12 mars 2006 à 18h35

"Soyez modernes et soyez socialistes !" C'est le credo affiché dimanche par Dominique Strauss-Kahn devant plus de 500 responsables et militants socialistes d'Ile-de-France. Pour lui, ce qui fera la différence entre les candidats pour 2007, c'est "la capacité à apporter des solutions au pays".

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Dominique Strauss-Kahn a donné dimanche le coup d'envoi de sa campagne pour devenir le candidat du PS pour la présidentielle de 2007 en se faisant l'avocat d'une "gauche de son temps", qui soit l'antithèse du "renoncement" tout en étant "moderne". Le député du Val d'Oise avait réuni plus de 500 responsables et militants socialistes d'Ile-de-France dans un grand restaurant chinois du 13e arrondissement de Paris. Signe des grands rendez-vous, son épouse Anne Sinclair l'accompagnait. La mise en scène avait été soignée: fond rouge, drapeau européen, pupitre design surmonté d'une affichette ornée du poing et de la rose (l'emblème du PS) et frappée d'une exhortation: "Socialistes, levez-vous, l'espoir est de retour".

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La confiance était de mise, en dépit des longueurs d'avance prises dans les sondages par Ségolène Royal en vue de la désignation du candidat socialiste à l'Elysée par tous les militants, en novembre. "On peut être une femme et s'engager derrière un homme pour ses idées", a lancé Marie-Pierre de la Gontrie, première vice-présidente de la région Ile-de-France. Les partisans de "DSK" sont persuadés que, en partie grâce à Ségolène Royal, le député du Val d'Oise est désormais au centre du PS, puisque la présidente du Poitou-Charentes prend volontiers la défense du Britannique Tony Blair, symbole en France de la gauche libérale, tandis que Laurent Fabius incarnerait le camp de la "contestation" ou du refus.

Contre le "néo-gauchisme" et "l'adaptation aux désirs des marchés"

Pendant 45 mn, Dominique Strauss-Kahn a donc pris le créneau intermédiaire, celui d'"une vraie gauche". Il s'est prononcé "pour une gauche capable de faire face aux problèmes, pas une gauche d'accompagnement" ni de "renoncement". "Si le fleuve ne va pas là où nous voulons, nous le ferons changer de cours", a-t-il déclaré, régulièrement très applaudi. L'ancien ministre de l'Economie et des finances de Lionel Jospin, qui entend aller "jusqu'au bout de sa candidature à la candidature", selon ses proches, a récusé tout à la fois le "néo-gauchisme qui essaie de ne rien bouger" et "l'adaptation aux désirs des marchés".

"Soyez modernes et soyez socialistes : il n'y a pas d'opposition là-dedans", a-t-il repris. Il en a donné deux exemples. Critiquant la fusion GDF-Suez, il a pris position pour "des partenariats public-privé" sur la base "d'un projet industriel". Pour faciliter l'insertion des jeunes dans la vie active, il a préconisé "un contrat de travail unique (à tous les salariés) avec des garanties qui augmentent" au fil de l'ancienneté.

Pour Dominique Strauss-Kahn, ce qui fera finalement la différence entre les candidats pour 2007, c'est "la capacité à apporter des solutions au pays". L'élu de Sarcelles a donc brocardé la posture "du discours, des paillettes", une flèche décochée à Nicolas Sarkozy mais qui pouvait aussi valoir pour Mme Royal. Avant lui, le député de Paris Jean-Marie Le Guen s'était chargé de montrer la différence entre le couple Hollande-Royal et "DSK". Avec un PS - que dirige François Hollande -, "sans boussole, sans actions ni propositions", il est "plus facile de faire campagne en se référant à Tony Blair qu'à la rue de Solférino", a affirmé Jean-Marie Le Guen.

Photo d'ouverture :  Dominique Strauss-Kahn à la tribune, dimanche - DR

le 12 mars 2006 à 18:13
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2 Commentaires

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  • Fred, le 12/03/2006 à 23h34

    Et les français ne veulent pas d'une gauche uniquement unie pour contrer les propostions de la droite mais d'une gauche unie forte de propostionS !

  • Dan, le 12/03/2006 à 20h52

    Je ne sait plus qui disait que le CPE, c'est un contrat intelligent, personnellement, je ne le crois pas...l'idée du contrat unique est certainement plus pertinent même si, il faut le reconnaître, il nécessiterait, pour le faire admettre, un grand courage politique...Tout ce qui divise notre société, à part conforter le pouvoir de ceux qui nous gouvernent (le fameux; "diviser pour règner...") est calamiteux, surtout en période de grandes difficultés....

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