CPE : affrontements place de la SorbonneNouvelle soirée de heurts, mardi, dans le quartier latin. Neuf membres des forces de l'ordre ont été blessés, neuf personnes interpellées. Des centaines de jeunes manifestants anti-CPE ont affronté les CRS sur la place de la Sorbonne et le boulevard Saint-Michel à Paris. Vers 19H, les forces de l'ordre avait quasiment encerclé les manifestants, entre la place de la Sorbonne, qu'ils contrôlaient, le boulevard Saint-Michel et le haut de la rue de Vaugirard. Mais des dizaines de manifestants, parmi les plus radicaux, avaient descellé des pavés de la place, en utilisant les grilles métalliques des arbres, afin de casser les pavés en morceaux pour les jeter sur les CRS.
Plusieurs dizaines de CRS avaient bloqué le boulevard Saint-Michel avec leurs camions, aux pare-chocs équipés de barrières de grillage. En face, les manifestants avaient installé des barrières métalliques. Après un face à face tendu et émaillé d'affrontements ponctuels entre les étudiants et les forces de l'ordre (qui ont fait plusieurs blessés, notamment du côté des CRS), les manifestants se sont dispersés en soirée.
"Sans nous, t'es rien"
![]() |
| Cliquez ici pour accéder à notre dossier |
Plus tard, deux manifestants débattaient aussi de l'usage de la violence : alors qu'un manifestant protestait contre l'envoi des projectiles sur les CRS, un autre, visage masqué par un foulard, répondait : "Sans nous t'es rien, l'action directe c'est l'action directe !".
Mais les affrontements n'ont pas eu lieu seulement entre étudiants et forces de l'ordre. Les CRS ont ainsi dû s'interposer vers 20H dans la rue des Ecoles à Paris entre des dizaines de jeunes présumés d'extrême droite et des manifestants anti-CPE, qui se jetaient mutuellement des projectiles et semblaient vouloir en découdre. Plusieurs dizaines de manifestants, apparemment militants d'extrême droite, ont brandi une banderole sur laquelle était écrit "parasites, hors des facs!" et ont distribué des tracts signés de la "fédération des étudiants contre le travail perturbé". "Les gauchos hors des facs" scandaient les uns. "Fachos!", "la jeunesse emmerde le Front national", répondait une foule des manifestants contre le Contrat première embauche.
L'opposition au CPE s'est faite plus violente mardi. Plusieurs actions coups de poing ont émaillé la journée : gare de Nantes envahie, blocage de trains à Brest et à Lannion, blocage de la circulation à Foix, occupation depuis lundi soir d'un amphi à Paris X-Nanterre fermée, étudiants retranchés pour la nuit dans l'université de Marne-la-Vallée, "die-in" (s'allonger brièvement sur le sol) à Aix-en Provence. A l'opposé, un professeur d'un lycée de Saint-Jean-de-Bray (Loiret) a été arrêté, placé en garde à vue mardi matin puis libéré dans la soirée, après avoir forcé le barrage des anti-CPE au volant de sa voiture devant l'entrée de l'établissement.Actions coup de poing contre le CPE
Photo d'ouverture : affrontements entre étudiants et CRS, mardi soir place de la Sorbonne
Retour MYTF1

Chargement en cours...



