Journée de mobilisation nationale contre le CPE

le 14 mars 2006 à 07h17 , mis à jour le 14 mars 2006 à 13h34

La contestation du CPE par les étudiants et les lycéens se poursuit avec la reconduction de dizaines de blocages, plus ou moins partiels, d'universités tandis que l'appel à une "journée d'action" devait donner lieu à des manifestations et des "actions surprise".

Mobilisation à Nantes

L'occupation d'un amphithéâtre de Paris X-Nanterre par environ 200 étudiants et une vingtaine d'enseignants se poursuivait mardi matin, alors que l'université a été fermée lundi "sine die" pour raisons de sécurité par le président, Olivier Audéoud. Sa décision d'organiser un référendum pour ou contre la reprise des cours avait été très critiquée par les personnels et les étudiants.

Rennes, Brest, Nantes, Poitiers, Tours, Orléans...

Du côté des perturbations dans les facs, si le blocage partiel de Rennes I a été levé, la plupart des autres établissements, et certains nouveaux, étaient toujours mobilisés, sous diverses formes mardi matin. Rennes II est toujours bloquée, ainsi que l'IUT de Lannion (Côtes d'Armor), l'université de Brest, où le comité anti-blocage a été dissout à la suite d'un référendum, l'université de Nantes, celle du Mans, Poitiers, le site des Tanneurs de l'université de Tours, tandis que des barrages filtrants ont été installés devant la fac de sciences d'Orléans. Dans cette ville, la fac de lettres a été fermée.

Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nancy...

A Toulouse III, la majorité des bâtiments d'enseignement étaient

La bataille du cpe
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bloqués mardi et la grève a été reconduite jusqu'à jeudi, ainsi que l'IUT annexe, situé à Tarbes, tandis qu'à Toulouse II-Le Mirail, la grève continuait du côté des étudiants, rejoints par les personnels. L'IEP situé dans l'enceinte de Toulouse I devait en outre être bloqué. A Bordeaux III, entré lundi dans le mouvement, ainsi qu'à Bordeaux I, des "comités de mobilisation" ont été mis en place. Strasbourg II était toujours partiellement occupé mais les cours étaient assurés, contrairement à la fac de lettres de Nancy II, bloquée jusqu'à mercredi. La grève et le blocage du campus de Saulcy de l'université de Metz ont été reconduits.

Barrages filtrants et blocages dans les facs

Des barrages filtrants gênaient l'entrée dans Lyon II et à Clermont-Ferrand I et II, le campus scientifique et la fac de lettres étaient occupés par les étudiants et à Dijon, le blocage des facs de lettres et de droit a été maintenu. Les blocages de Lille I, II et III ont également été reconduits. Dans cette dernière université, mobilisée depuis les premiers atermoiements du mouvement anti-CPE, un référendum devait être organisé mardi conjointement entre la présidence et les grévistes, pour consulter sur la suite du blocage.

Les pôles d'Arras et de Lens de l'université d'Artois sont également bloqués, ainsi que, nouveauté, la fac de lettres de Valenciennes. La fac de lettres et sciences humaines d'Amiens, ainsi que les campus lettres, sciences économie et droit de l'université de Reims étaient bloqués. La fac d'Evry était encore bloquée et le site de Censier de Paris III également.

AG et manifs au lycée

Les lycéens organisaient également des assemblées générales et parfois de petites manifestations, un peu partout en France, notamment au lycée Bellevue de Toulouse, Emile Zola de Rennes, Brossolette de Villeurbanne, Jean-Perrin de Rezé (Loire-Atlantique), deux établissements à Alençon, et un à Nice. Par ailleurs, quelque dizaines de manifestants qui occupaient le Collège de France ont été évacués dans la nuit de lundi à mardi par les CRS, sans incident ni interpellation.

Photo d'ouverture : Mobilisation devant un lycée de Rezé en Loire-Atlantique ce matin. Image LCI.

le 14 mars 2006 à 07:17
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22 Commentaires

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  • Laurent, le 14/03/2006 à 12h25

    Les degats à la Sorbonne sont estimés entre 500000 et 1 million d'euros; la facture va être envoyée à l'UNEF ?

  • Cruz alvarino, le 14/03/2006 à 12h07

    Encore une préuve que notre "classe" politique est déconnecté de la réalité: les parents sont des irresponsables parce qu'ils soutiennent le mouvement de contestation? Au contraire,cela prouve qu'ils s'inquiètent de l'avenir de leurs enfants,et qu'ils fairaient de même s'ils n'avaient pas la pression financière; bien que ce gouvernement, à force de créer des chômeurs et de exclus (RMI,CMU,...),nous aura bientôt tous dans la rue... Et savoir que ce sont des anciens de Mai 68 qui nous font aujourd'hui la morale! La République qu'ils aiment tant ne s'est pas faite avec juste des discours; alors,pour un vrai changement,vous savez ce qu'il nous reste à faire...

  • Katia, le 14/03/2006 à 12h05

    étant étudiante, je sui bien évidemment contre ce 'CPE',et que Mr de VILLEPIN NE NOUS PAS DU TOUT CONVAINCU!!! au contraire,c'est pire et la mobilisation est beaucoup plus forte! Mais avec tout cela,je me pose la question: OU EST Mr chirac?,QUEL EST SON AVIS? s'il en a un!

  • Bruno, le 14/03/2006 à 12h03

    Mais je crois que c'est bien de réver. je dirais meme que c'est faire preuve d'optimisme et non pas ce plaindre sur son sort et ne rein faire ou dire. Et il ne faut pas oublier que le sort de notre pays et entre les mains des génération avenir ... Merci

  • FL, le 14/03/2006 à 12h02

    La gauche et surtout le PS, a la ramasse, font fonctionner tous leurs reseaux habituels (profs, etudiants, fonctionnaires) pour faire capoter un projet qui ne les concernent pas. En effet la loi ne s'applique que pour les petites entreprises et vise a aider les personnes peu qualifiees, employees par les artisans, commercants. Il serait peut etre de rappeler que les manifestants ne represent qu'une minorite d'etudiants de facs. Ce que recherche la majorite c'est une bonne formation et un bon job motivant.La preuve : il n'y a jamais eu autant de candidats pour les formations de qulites, bien encadrees et dans lesquels la competition (pour entrer, a la sortie, entre ecoles) entre en ligne de compte comme les prepas, les IUT etc.

  • Thomas, le 14/03/2006 à 12h00

    Je suis étudiant ,et suit beaucoups les informations,cependant,je suis révolté contre les médias! En effet,j'ai l'impression,que certaine chaines publiques,TF1,F2...de soutenir les chiffres que donne le gouvernement,et celui évoqué,par les étudiants et l'UNEF,qui a entiérement raison,car 11 univérsité,contre 52sur 84,on en entendrait pas parlait autant! De plus,le gouvernement essaye de nous monter les uns contre les autres!mais il n'y arrivera pas,car nous sommes solidaires!

  • Patrick, le 14/03/2006 à 11h40

    Aprés avoir donner notre avis lors des dernières éléctions (régionales et autres), le gouvernement ne nous a pas entendu. Quand nous allons dans la rue, le gouvernement ne nous entend pas non plus. Que faut-il faire ?

  • Gabriel, le 14/03/2006 à 11h34

    L'image des livres anciens inestimables brûlés lors de l'occupation de la Sorbonne m'a révolté. Et cela s'appelle des étudiants? Ne serait-ce que pour cela, il faudrait que Villepin tienne bon et ne cède pas à ces étudiants minoritaires qui usent de la violence verbale, morale et physique comme action politique.

  • Seb, le 14/03/2006 à 11h30

    Je n'aime pas beaucoup le titre de l'article, qui donne fortement l'impression qu'il s'agit de la nation entière qui se soulève contre le CPE. Trève de plaisanterie, serait-il trop demandé que d'avoir l'avis des premiers concernés en matière de création d'emploi, à savoir: les employeurs ? Qu'en pensent-ils du CPE? J'ai moins de 26 ans, et en recherche de travail, ce qui m'interesse ce ne sont pas les mouvements politiques embrigadant les jeunes pour une belle "cause", mais savoir si les patrons eux, faciliteront vraiment l'embauche avec ce contrat. Merci de me publier.

  • JR, le 14/03/2006 à 11h28

    Ce qu'il y a de plus enervant dans ce pays, c'est qu'à chaque fois qu'un gouvernement essaye quelque chose de vraiment nouveau, certains français s'y oppose sans même essayer les réformes proposées. Que l'on soit pour ou contre est une chose. Mais nous pourions tout de même essayer la réforme afin de la juger sur pièces, de voir comment dans la pratique elle s'applique réellement et les résultats positifs ou négatifs qu'elle aurait engendrés. Personne ne sait aujourd'hui comment ce CPE va être utilisé par les entreprises et par les jeunes salariés. Il faudrait tout de même le laisser vivre et juger ensuite.

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