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8 mars : le message de Chirac aux filles des cités


le 08 mars 2006 à 16h00
Temps de lecture
3min
chirac
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SociétéInaugurant la Maison de la mixité à Paris, le président de la république a marqué la journée internationale des Femmes en leur délivrant un message. "Aucune tradition, aucune coutume, aucune croyance ne sauraient prendre le pas sur les lois de la République", a notamment dit le chef de l'Etat.

C'est la mise au point d'un chef de l'Etat formulée à l'occasion de la journée internationale de la Femme. Jacques Chirac a assuré mercredi qu'"aucune tradition, aucune coutume, aucune croyance ne sauraient prendre le pas sur les lois de la République", en inaugurant dans le XXème arrondissement de Paris la Maison de la Mixité animée par le mouvement Ni putes ni soumises. L'assistance était nombreuse : la ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin, François Hollande, Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, le président UMP de l'Assemblée Jean-Louis Debré ou encore Simone Veil, membre du Conseil constitutionnel.

"Il faut que les jeunes filles comprennent qu'elles ne sont pas coupables de vouloir vivre leur vie normalement. Il faut qu'elles comprennent que, ce faisant, elles ne renient en rien ni leur famille, ni leurs origines", a-t-il souligné. "Elles doivent être et seront protégées", a ajouté Jacques Chirac en présence notamment de Fadila Amara, présidente de "Ni putes ni soumises", qui a interpellé le chef de l'Etat sur "la dégradation des relations entre les garçons et les filles" dans les quartiers difficiles.

"Nés du drame et de la souffrance"

"L'histoire de l'humanité montre que les tensions s'apaisent et que la liberté progresse toujours quand les soeurs, les mères, les femmes, se mettent à marcher ensemble et à montrer le chemin", a dit le président, en présence de plusieurs responsables de l'opposition.

Pour Jacques Chirac, la maison de la Mixité est un beau projet, une belle idée" mais "qui sont nés du drame et de la souffrance". "Ni putes ni soumises", qui milite pour la laïcité et l'égalité hommes et femmes, et contre les violences faites aux femmes, a été créé en 2002, après la mort de Sohane, brûlée vive à 17 ans à Vitry-sur-Seine. Le président a aussi évoqué la mémoire de Samira (ndlr: Samira Bellil, qui avait témoigné sur l'enfer des tournantes, morte à 31 ans des suites d'un cancer), et de Sheherazade (brûlée vive à Neuilly-sur-Marne en 2005).

Jacques Chirac a ensuite rencontré la présidente du Liberia. Ellen Johnson Sirleaf, 67 ans, économiste formée à Harvard, est la première femme élue à la tête d'un pays africain, fin 2005. Elle était l'invitée vedette de la journée des femmes en France placée sous le signe de la défense de l'engagement des jeunes femmes en politique, la lutte pour des emplois féminins de qualité et contre les violences conjugales.


Fabius : rendre obligatoire la parité hommes-femmes

Le socialiste Laurent Fabius a proposé mercredi de modifier la Constitution pour rendre obligatoire la parité hommes-femmes au sein du gouvernement. "J'ai à l'esprit que le prochain gouvernement de la gauche devra comporter exactement autant de ministres hommes que de ministres femmes", a-t-il dit sur France Info. L'ancien Premier ministre a avancé deux autres propositions en faveur de la représentation des femmes en politique. La première consisterait à "exiger la parité dans les exécutifs régionaux ou des grandes collectivités", la seconde à "introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin majoritaire" pour les élections législatives. "A ce moment-là, il est beaucoup plus simple d'obtenir la parité", a-t-il dit.

(Jacques Chirac mercredi lors de l'inauguration/DR)

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  • Maxime : Si réellement il été pour la parité, pourquoi ne pas avoir prit un premier ministre féminin?

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