© INTERNESamedi, alors qu'à l'autre bout de la capitale des dizaines de milliers de personnes défilaient contre le contrat première embauche, une centaine de prostitués manifestaient à Pigalle pour demander l'abrogation de la loi sur la sécurité intérieure, trois ans après son vote.
A l'initiative de cette première "Pute pride" (marche des fiertés des prostituées) : le groupe activiste "les putes", composé de prostitués des deux sexes, les "travailleurs du sexe" comme ils se dénomment.
Les manifestants défilaient à visage découvert ou masqués, derrière une banderole sur laquelle ont pouvait lire: "Marche et fierté des travailleurs du sexe contre la loi Sarkozy". Certains portaient des pancartes proclamant "légalisez notre profession" ou "racolage passif = répression active", ou encore "insulte, rackets, coups au bois, la police fait sa loi".
Aux cris de "on est putes; on est fiers, Sarkozy c'est la guerre", le cortège se dirigeait vers Beaubourg en passant par la rue Saint-Denis. Il s'agit de "faire reconnaître notre métier et nos droits humains" et de "mettre fin à la 'putophobie' qui nous maintient dans un statut de délinquantes ou de victimes", expliquent ses membres dans leurs tracts.
Ils demandent l'abrogation de la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, qui rend le racolage passible de 2 mois de prison et 3.750 euros d'amende. Cette loi a, selon eux, donné "à la police le pouvoir de mépriser encore plus les putes" et "accentué l'exclusion" des travailleurs du sexe.
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