Prise d'otages de la Sarthe : l'homme s'est rendu sans violences

le 09 mars 2006 à 19h44 , mis à jour le 09 mars 2006 à 23h17

L'ex-professeur qui retenait en otages 22 personnes dans un lycée de la Sarthe s'est rendu sans violences et les personnes qu'il retenait ont été libérées. La prise d'otages avait débuté vers 15h00. Cet enseignant contractuel s'était enfermé avec ses otages dans une salle de classe du lycée Colbert de Torcy.

otages

La prise d'otages de 21 élèves et deux surveillantes dans un lycée de Sablé-sur-Sarthe par un ancien professeur qui "voulait qu'on prenne en charge sa détresse" s'est terminé jeudi soir sans violences Elle s'est achevée en douceur peu après 19H30 lorsque Nicolas Villepail s'est rendu, relâchant sain et sauf ses otages. La libération "s'est passée sans aucune violence", s'est félicité le préfet de la Sarthe, Stéphane Bouillon.

Le preneur d'otages, âgé de 33 ans, avait auparavant discuté pendant plus d'une heure avec des membres du GIGN, dépêchés de la région parisienne, et la conseillère pédagogique. Contrairement à une première annonce du préfet, l'arme de poing avec lequel il menaçait les otages n'était pas factice, mais une arme de septième catégorie, tirant des balles en caoutchouc et pouvant tuer.

Familier des lieux puisqu'il avait enseigné la maintenance industrielle dans ce lycée, Nicolas Villepail y avait pénétré vers 15H00 avant de prendre en otage 21 élèves et deux surveillantes. "Agité" au début, le preneur d'otage s'est ensuite détendu. "Il a dit qu'il ne ferait pas de mal aux enfants, qu'il ne les toucherait pas", a indiqué Didier Mercier, agent d'accueil de l'établissement. Son seul objectif était de parler de "sa situation professionnelle et personnelle" à François Fillon, la principale personnalité politique locale. Sénateur et ancien maire de Sablé, l'ex-ministre de l'Education est rentré dans la soirée de Londres mais n'a pas été en contact avec l'homme.

"On savait qu'il déprimait"

Nicolas Villepail "voulait qu'on l'écoute, qu'on prenne en charge sa détresse", a précisé le préfet. "Il était bien connu de nos services... Il a été suivi à plusieurs reprises", notamment "sous l'angle médical", a-t-il ajouté sans donner de détails. "On savait qu'il déprimait" parce qu'il avait des difficultés à trouver du travail, a témoigné une employée du lycée, Bernadette Mercier. Enfermés au 2ème étage, les élèves retenus ont pu "circuler correctement" dans la salle de classe et l'homme "les a laissés communiquer (par portable) avec leurs parents pour les rassurer". Ainsi, Elise, 18 ans, a pu raconter à un ami à l'extérieur du lycée, Vincent, 17 ans, qu'elle avait eu "très peur" au début mais que Nicolas Villepail s'était ensuite "calmé". Il s'est assis, a posé son arme et discuté avec les jeunes, selon d'autres élèves. Après leur libération, les otages ont été pris en charge par une cellule d'assistance psychologique "pour voir les problèmes et la détresse qu'ils ont pu subir", a indiqué le préfet.

Les forces de l'ordre ont été félicités dans la soirée par Dominique de Villepin ainsi que par le ministre de l'Intérieur qui avait "suspendu" ses rendez-vous en Guadeloupe durant la prise d'otage.

Photo (LCI) : bâtiment du lycée Colbert de Torcy

le 09 mars 2006 à 19:44
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11 Commentaires

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  • Gilbert, le 10/03/2006 à 07h53

    C'est franchement triste de devoir prendre des personnes en otages ou de faire d'autre chose risquer pour qu on puisse ecouter votre detresse ou a quelle point la personne et mal je trouve sa désesperant pour notre patrie qui et capable de beaucoup de blabla sans agir.

  • Vastre, le 10/03/2006 à 04h32

    Ce n'est parce que l'affaire s'est bien terminée qu'il faut être faible envers le preneur d'otages. Que la justice magnanime et clémente ne se méprenne pas sur la mission qui lui a été confiée : réprimer tous manquements au respect des citoyens.

  • GdB, le 10/03/2006 à 01h22

    Crééz une société structurée autour du travail. Raréfiez délibérément le travail. eh bien une proportion donnée et non négligeable de la population va finir par péter un cable... Ca marche aussi avec les chiens et le rationnement des croquettes. Mais des chiens affamés délibérément donnent de meilleurs combats de chiens... Je ne sais pas si l'affaire ci-dessus sera classée chez TF1 dans le classeur "insécurité" ou dans le classeur "social". Allez, ouvrez un classeur "insécurité sociale", il aura de l'avenir lui...

  • Paul, le 10/03/2006 à 00h36

    Une consequence du futur C.P.E ?

  • Alex, le 10/03/2006 à 00h25

    Sa detresse ne pardonne en aucune façon son geste !

  • Sophie, le 09/03/2006 à 22h05

    Deux choses: - on parle d'insécurité dans les établissements scolaiers, les élèves étant armés et autres...est-il admissible qu'un adulte puisse également rentré armé dans un lycée où il a travaillé auparavant? - si cet homme pense retrouver un travail en menaçant d'une arme des ados, il n'a sans doute pas compris comment ça fonctionne...heureusmeent que tous les chomeurs ne font pas pareil!

  • Cadalen, le 09/03/2006 à 21h52

    Je sourris qd j'enttends les politiques féliciter le GIGN.certes se sont des hommes remarquables à qui ts les superlatifs conviendrés,mais n'est ce pas plustot le fait que l'homme"ts simplement"mal qui c'est rendu cpte qu'il fallait mieu ts arreter?une prise d'otage avc une arme de 7ème catégorie,laisser les portables aux enfants,....l'homme était ts simplement trés mal.Pour moi le GIGN n'est pas la personne sur qui il faut s'attarder,mais sur la detresse d'un homme qui ne sais plus comment faire pour que l'on prenne en concidération.

  • Na, le 09/03/2006 à 21h42

    Apres la greve - la prise d'otage - est ce qu'il faut se dire que ce prof etait un taré de plus ou un mec comme vous et moi qui n'avait plus d'argument ??? ca fait peur !!!

  • JARDIN CHARLENE, le 09/03/2006 à 21h04

    Je suis eleve du lycée Charles cros de la citée scolaire ou ces passé cette prise d'otage. Nous avons du sortir de classe et tous ces passé trés vite. l'exe professeur de notre lycée à agit sous la détresse, j'espere que ce cas vas faire effet au prés de leur desespoir des profs remplacent qui se trouve facilement au chômage. ,J'ai suivi de A à Z cette prise d'otage qui ma beaucoup touchée mais le principal est qui n'y a eu pas de drame, felicitation au GIGN qui on agit trés vite et sans violance, j'espere que l'appel qu'a lancé cette homme va être ecouté et qu'un dispositif vont être pris.Ce n'était peut être pas pas la meilleur façon pour qu'il soit écouter mais cela à marcher, alors que la politique BOUGE

  • DITI, le 09/03/2006 à 20h57

    Si tous ceux qui ont perdu leur travail prenaient en otage leur entourage (enfants compris) en menaçant leur vie pour faire parler d'eux, ce serait grave ! la psychologie-réponse à tout, ça suffit ! L'histoire est riche de circonstances, de drames, de guerres qui n'ont pas transformé pour autant leurs victimes en preneurs d'otages menaçant la vie de la société. Le réflexe de cet individu obéit à une fragilité dont il savait qu'elle serait prise en compte par cette société à l'écoute de tous les maux. C'est grave. Merci de me publier

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