... et Nicolas Sarkozy s'est rendu sur place pour féliciter les forces de l'ordre, avant de se rendre au chevet d'un CRS, sérieusement blessé lors des incidents et hospitalisé. © DRMardi, peu après 21H : alors que les forces de l'ordre finissent d'évacuer la place de la République, à Paris, Nicolas Sarkozy arrive et ne prête pas attention aux quelques "Sarkozy démission!" lancés par la poignée de manifestants toujours présents et maintenus à une trentaine de mètres. Il prend soin d'éviter de répondre aux questions des journalistes sur le CPE, expliquant qu'il est là "en tant que ministre de l'Intérieur".
"Vous savez, aujourd'hui, j'ai eu à bien m'occuper. Croyez-moi, chaque minute a été utilisée. Les discussions politiques, c'est à un autre moment", poursuit-il, abandonnant la casquette de président de l'UMP qu'il avait coiffée peu auparavant devant la commission exécutive de son parti. Selon des propos rapportés par plusieurs participants, il avait alors jugé que vu l'ampleur des manifestations anti-CPE, "le gouvernement était maintenant obligé de bouger".
"Courage", "professionnalisme exemplaire"
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Depuis la place, le ministre de l'Intérieur se félicite de l'efficacité du "contrôle en amont" pour repérer d'éventuels casseurs, de l'action des policiers en civil et de l'"excellente" collaboration avec les services d'ordre syndicaux. "Courage", "professionnalisme exemplaire" : Nicolas Sarkozy rend hommage à ses troupes, leur sachant gré d'avoir effectué "beaucoup d'arrestations" tout en évitant les brutalités, "comme je leur avais demandé". Moins d'un quart d'heure après son arrivée, juste avant de se rendre au chevet d'un officier "sérieusement blessé" et admis à l'hôpital Lariboisière pour avoir été touché à la tête par une fusée, Nicolas Sarkozy quitte la place, indifférent aux huées de ses détracteurs.
Plus tard, il s'exprime à nouveau, place Beauvau, devant 200 policiers et gendarmes. Cette fois, c'est pour réclamer la fermeté à l'égard des auteurs de violences contre les forces de l'ordre. "J'ai demandé au garde des Sceaux (Pascal Clément) de veiller à ce que les parquets les poursuivent fermement. Un individu qui porte atteinte à un policier ou à un gendarme devrait être condamné à de la prison ferme. J'en ai vu trop souvent s'en tirer avec un contrôle judiciaire". Message entendu : dès le lendemain, le ministre de la Justice Pascal Clément appellera, dans une circulaire, les procureurs à "une indispensable fermeté", en particulier pour punir les récidivistes.
Photo d'ouverture : Nicolas Sarkozy rendant hommage aux forces de l'ordre, mardi soir Place de la République - DR
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