
Nicolas Sarkozy a entamé jeudi matin une visite de deux jours à la Guadeloupe et la Martinique, en espérant lever les "incompréhensions" entre ces départements et la métropole. Dans l'avion, entouré de journalistes, le ministre de l'Intérieur a été interrogé sur le "cas Ségolène". "C'est vrai qu'on se ressemble, notamment sur la rupture, a-t-il déclaré. Sauf qu'elle, cela fait quatre mois [qu'elle est à l'oeuvre sur ce thème, NDLR] et moi, quatre ans." Et d'ajouter : "Elle a enfin compris que la société française est à droite".
Quant à François Hollande, "il s'obstine à parler aux socialistes alors que moi, je parle aux Français", a-t-il encore affirmé. Selon le président de l'UMP, "le PS est un parti atone, ce qui m'arrange pas car, du coup, il n'y a pas de débat".
Important et difficile
L'arrivée de Nicolas Sarkozy, mercredi soir à la Guadeloupe, était parfaitement orchestrée : 200 à 300 militants UMP l'ont accueilli avec tambours et danses traditionnelles. Le ministre a ensuite rencontré la famille du gendarme Raphaël Clin, renversé le 12 février dernier par une moto sur l'île de Saint-Martin et dont la mort a été saluée par des manifestations de joie et "des slogans racistes" selon les propres termes du procureur. Nicolas Sarkozy doit se rendre jeudi au marché de Basse-Terre. Ce déplacement aux Antilles est important et difficile. Le ministre de l'Intérieur ne désespère pas de rencontrer Aimé Césaire, ancien maire de Fort-de-France et chantre de la négritude (1), avec lequel le ministre était en contact.
(1) La négritude est un mouvement lancé par le Martiniquais Aimé Césaire, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas afin de valoriser l'identité et la civilisation noire.
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