
Toujours déterminée. Très offensive contre le gouvernement, notamment sur le CPE, Ségolène Royal, candidate socialiste préférée des Français à la présidentielle, a réaffirmé samedi qu'elle serait "prête" si les échéances se présentent, lors d'une visite dans le midi.
"Sinon je soutiendrai celui qui sera en situation" de représenter les socialistes en 2007, a-t-elle déclaré à Salon-de-Provence lors d'un déjeuner avec des militants et les 120 secrétaires de section de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.
"Son arrogance et son incompétence"
La présidente de la région Poitou-Charente a répété qu'elle refusait cependant de "brûler les étapes" alors que les socialistes doivent officiellement choisir leur candidat en novembre. "Les sondages ne font pas une élection mais ils me donnent juste la responsabilité de travailler" sur le projet socialiste, a-t-elle martelé.
Venue rencontrer vendredi et samedi, les élus et les militants des Bouches-du-Rhône, une fédération puissante et courtisée, Mme Royal a reçu un accueil plus convaincu qu'il y a un mois et demi dans la Fédération du Pas-de-Calais dont le coeur bat pour Jack Lang.
La députée a profité de ce déplacement pour critiquer sans ménagement le gouvernement, accusé de "jouer la carte de l'affrontement pour mieux faire oublier son arrogance et son incompétence" dans le dossier du Contrat première embauche (CPE). "On assiste au spectacle déplorable d'un gouvernement qui consulte après avoir décidé", avait-elle souligné vendredi à Vitrolles.
"Le pays en désordre"
Mme Royal a déclaré comprendre l'attitude des étudiants et des lycéens qui ont refusé de rencontrer Dominique de Villepin samedi. "On ne peut pas faire venir les jeunes pour dire qu'il n'y a rien à discuter", a-t-elle dit appelant une nouvelle fois au retrait du CPE ou à sa "suspension si le gouvernement ne veut pas totalement perdre la face". Confrontée à des lycéens de Salon manifestant contre le blocage de leur lycée, Mme Royal a estimé que le gouvernement ne devait pas diviser les jeunes.
Devant les militants socialistes, la députée PS a étendu ses critiques à la sécurité dont la droite et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "prétendent avoir le monopole". "On voit aujourd'hui le pays en désordre", a-t-elle lancé. Même ton sur "l'efficacité économique" qui "n'est pas le monopole de la droite quand on voit la situation du pays aujourd'hui".
(Ségolène Royal samedi dans le midi/TF1/LCI)
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