
Si vous voulez donnez de l'urticaire à un présidentiable du parti socialiste, parlez lui de Ségolène Royal... Venue perturber la course de fond vers la candidature des Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Jack Lang, Lionel Jospin et même de son propre compagnon François Hollande depuis qu'elle s'est lancée en septembre dernier, elle ne dévie pas de sa trajectoire.
Une stratégie très élaborée et de longue date : " pourquoi pas moi ? " Elle est en tête dans les sondages depuis l'automne dernier et elle a gagné ses galons en allant soutenir la présidente du Chili, Michelle Bachelet. Sa popularité allait-elle fléchir avec le retour en filigrane de Lionel Jospin ? Pas du tout, elle le devance dans les sondages et creuse même l'écart avec lui. Elle n'avance pas dans les sillons du parti socialiste.
Sa recette ? Etre différente, concrète, et femme... Pire, se démarquer par petites touches de la ligne "à gauche toute " adoptée par les cadors du parti. Mine de rien, elle cite Tony blair, la bête noire des socialistes français. Elle veut prendre ce qu'il y a de positif, notamment dans l'éducation. En résumé, ce qu'il fait n'est pas si mal. Elle n'hésite pas à décocher un droit à Bertrand Delanoë : Londres a eu les JO. Elle veut être autre, pragmatique, à l'écoute.. Son leitmotiv, la démocratie participative avec le lancement d'un site " Désirs d'avenir " : " dites-nous ce que vous en pensez ".
Pour l'heure, elle cible surtout l'électorat féminin : couverture de " Elle " et deux pages dans Femme Actuelle, le journal des Françaises moyennes.
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