
Le président de l'association des familles des victimes de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc, qui avait fait 39 morts en 1999, a annoncé vendredi la signature d'un accord financier sur les intérêts civils entre les familles et les protagonistes du drame. Cet accord, accepté par toutes les familles, sera signé samedi aux Houches (Haute-Savoie) entre les familles des victimes et les sociétés exploitantes du tunnel - la société française Autoroute et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et la SITMB -, leurs assureurs et l'assureur du chauffeur du camion dont l'incendie a été à l'origine du drame, a indiqué le président de l'association, André Denis.
Il "va permettre le versement de 13,5 millions d'euros, soit le double de la somme initialement prévue, à une caisse qui répartira cette somme aux 238 ayant droits de ce drame", a précisé M. Denis. Au total, les familles se partageront donc 27 millions d'indemnisation, puisque, le 1er mars 2005, la Société italienne du tunnel du Mont-Blanc (SITMB) avait déjà accepté de verser, seule à l'amiable, 13,5 millions aux familles en expliquant qu'en Italie le montant des indemnités est bien plus élevé qu'en France.
La procédure se poursuit
"Au mieux, une veuve pouvait espérer toucher 45.000 euros (devant la justice française) et la SITMB lui donne 120.000 euros", avait expliqué Me Alain Jakubowicz, l'avocat de l'association. "La bonne volonté des sociétés exploitantes et des assureurs permettra de clore à l'amiable une procédure qui aurait pu durer longtemps", a-t-il ajouté. L'association avait proposé en novembre 2004 à l'ATMB, la SITMB, à Volvo (constructeur du camion dont l'incendie a provoqué le drame) et aux assureurs de participer à parts égales à la constitution d'un fonds de solidarité de 27 millions d'euros, mais seule la SITMB avait accepté la transaction.
Le volet judiciaire de ce drame n'est pas achevé puisque deux des 16 personnes condamnées en première instance ont fait appel. Il s'agit de Gérard Roncoli, responsable de la sécurité dans le tunnel, condamné en juillet 2005 à 30 mois de prison dont 6 mois ferme -la peine la plus lourde prononcée par le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute-Savoie), et du maire (DVD) de Chamonix Michel Charlet, condamné à six mois de prison avec sursis. Le procès en appel à Chambéry devrait se dérouler au début de 2007.
D'après AFP
(Image LCI/TF1)
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