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Villepin assume et rassure


le 04 mars 2006 à 21h34
Temps de lecture
4min
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SociétéDans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, le Premier ministre persiste et signe sur le CPE : malgré la mobilisation des opposants, il justifie le dispositif. Il affirme par ailleurs qu'il n'est pas question de privatiser EDF, la SNCF ou Areva.

Confronté à un effritement régulier de sa cote de popularité, Dominique de Villepin tente de redresser la barre et s'efforce de convaincre les Français du bien-fondé de son action. Un exercice d'explication auquel il se livre dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. L'un des sujets-clés abordés étant bien sûr le CPE, alors que la contestation n'est pas éteinte, qu'une nouvelle journée de mobilisation nationale s'annonce cette semaine et que, selon un sondage CSA-LeParisien-Itélé, seuls 28% des Français font confiance au gouvernement "pour apporter de bonnes solutions pour faire baisser le taux de chômage des jeunes".

Le Premier ministre l'affirme haut et fort : il n'entend pas reculer au sujet du contrat première embauche. "Face à des changements importants, il est naturel que des peurs et des réticences s'expriment. Je souhaite convaincre chacun pour que le pays puisse franchir sereinement un nouveau cap. Il faut du temps, il faut de la persévérance, le gouvernement n'en manque pas", déclare Dominique de Villepin. Réaffirmant comprendre "les interrogations" et écouter "les inquiétudes", il estime qu'il ne peut pas "laisser les jeunes dans un tel désarroi face à l'emploi".

"Relations de confiance et d'amitié" avec Jacques Chirac

"Il est temps de faire des choix et de les assumer", martèle-t-il, comme pour bien signifier par avance qu'il ne reculera pas sur la mesure-phare du projet de loi sur l'égalité des chances. Interrogé sur la journée de mobilisation nationale de mardi, il affirme: "Je respecte les positions et engagements de chacun". "Tout le gouvernement est au travail. C'est vrai que nous faisons face à des difficultés (...) Mais c'est justement dans ces moments-là qu'il faut faire preuve de détermination et de conviction". Interrogé également sur le soutien de l'UMP au CPE, il assure : "Nous sommes tous rassemblés, c'est la condition du succès de l'action gouvernementale".

Autre dossier : interrogé sur les déclarations récentes de François Fillon, conseiller politique du président de l'UMP Nicolas Sarkozy, selon qui il ne faut "pas exclure" une privatisation d'EDF, le Premier ministre affirme le contraire. "EDF, la SNCF ou Areva sont des atouts majeurs pour notre pays. Les Français sont attachés à leur statut public, pour de bonnes raisons : ils garantissent l'égalité entre territoire et les citoyens", déclare-t-il. "Il est donc exclu de nous engager dans la voie de la privatisation de ces grands services publics". Ces déclarations interviennent alors que l'Etat va baisser sa participation au capital de Gaz de France à l'issue de sa fusion avec Suez, de 80,2% actuellement à 34,5% après la fusion. EDF est aujourd'hui détenu à 87,3% par l'Etat français, à 10,8% par le public (institutionnels et particuliers) et à 1,9% par les salariés du groupe.

Autre objectif de l'entretien enfin : faire taire les rumeurs de relations qui se seraient quelque peu distendues avec le chef de l'Etat. Dominique de Villepin affirme entretenir des "relations de confiance et d'amitié" avec Jacques Chirac. "C'est vrai depuis 25 ans et ce sera vrai pour les 25 ans à venir ! Le reste n'est que rumeur".

Pour Hollande, "la parole du gouvernement n'a plus aucun crédit"

Le Premier secrétaire du PS, interrogé sur Radio J sur les dernières déclarations de Dominique de Villepin, a estimé dimanche que "la parole du gouvernement n'a plus aucun crédit", depuis l'annonce de la fusion Suez-Gaz de France qui va entraîner une privatisation de GDF. "Comment pourrait-on croire le Premier ministre aujourd'hui, alors que le ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy, il y a 18 mois, le Premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin, annonçaient que sur instruction du président de la République lui-même, il n'était pas question de faire descendre la participation de l'Etat dans Gaz de France en-dessous de 70%?"

Photo d'ouverture : archives

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