
Alors qu'une soixantaine d'universités restent touchées par le mouvement, la journée d'action de ce mardi à l'appel des Douze (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, Confédération étudiante, Fidl, UNL), la quatrième en huit semaines, pourrait être la plus importante avec, pour la première fois des milliers d'appels à la grève, davantage qu'au plus fort du conflit des retraites en 2003, selon les syndicats. Pour autant, Dominique de Villepin continue à se dire ouvert au dialogue. Lundi, il a invité par courrier les cinq confédérations syndicales et les organisations étudiantes à le rencontrer mercredi après-midi pour notamment "discuter des aménagements à apporter au contrat première embauche".
Il a affirmé par ailleurs mardi aux députés UMP que s'il n'est pas question de "retirer le CPE", il reste "ouvert" à des modifications pour peu qu'elles ne soient "pas d'ordre législatif", ont rapporté plusieurs députés. Le gouvernement Villepin est prêt à discuter de la période d'essai de deux ans prévue dans le contrat première embauche mais refuse d'introduire une "justification au licenciement", ce qui reviendrait à "dénaturer" le CPE, avait-on appris plus tôt dans la journée de source gouvernementale. Accueillant en début d'après-midi le roi d'Espagne Juan Carlos lors d'un déjeuner à Matignon, Dominique de Villepin a en outre réaffirmé sa volonté de "répondre, avec l'aide des partenaires sociaux", aux "inquiétudes des jeunes Français".
Retirer le CPE avant de dialoguer
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Nicolas Sarkozy, lui, continue de faire entendre sa différence. Lundi, à Douai, le président de l'UMP a souhaité qu'"avant toute initiative d'application, on prenne le temps que la négociation aboutisse", réitérant son appel au "compromis" sur le CPE. Appel réitéré mardi lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée à laquelle participait Dominique de Villepin : Nicolas Sarkozy a alors proposé une "suspension de l'application" du CPE durant les négociations avec les partenaires sociaux pour rechercher "un compromis", selon son entourage. Saisi par la gauche, le Conseil constitutionnel pourrait rendre sa copie jeudi, une décision attendue qui pourrait peser lourd dans le conflit. Cliquez ici pour lire notre dossier spécial CPE.
Image Dominique de Villepin. Archives. DR.
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