
A un an de la présidentielle, le tableau s'éclaircit et la droite comme la gauche semblent avoir choisi leur champion. Sans surprise, Nicolas Sarkozy surclasse ses rivaux tandis que Ségolène Royal laisse désormais les siens loin derrière.
Selon ce premier baromètre TNS Sofres-Unilog, au premier tour, la députée des Deux-Sèvres ferait la course en tête avec 34% des suffrages contre 30% au président de l'UMP, un score qui n'a d'égal que les 34,09% obtenus par François Mitterrand au premier tour de 1988. Jean-Marie Le Pen arriverait en troisième position avec 10% juste devant le Premier ministre Dominique de Villepin qui ne recueillerait que 6% des suffrages. François Bayrou obtiendrait 5%, juste devant Olivier Besancenot (4,5%).
A gauche, un boulevard pour Royal
Cette enquête devrait jeter un froid parmi les concurrents socialistes de la compagne de François Hollande. En effet, Ségolène Royal (34%) distance haut la main tous les autres "présidentiables" du PS au premier tour : Lionel Jospin (23%), Jack Lang (22%), Dominique Strauss-Kahn (18%) et Laurent Fabius (15%) sont très loin derrière lorsqu'est testée l'hypothèse de leur candidature. Dans l'hypothèse d'une candidature de Lionel Jospin (23%), Nicolas Sarkozy arriverait cette fois en tête avec 33%.
La droite en position de force
Autre enseignement de ce sondage, "la gauche est à un niveau extrêmement bas. Le rapport de forces est très favorable à la droite. Lorsque Ségolène Royal n'est pas la candidate PS, la gauche fait au total moins de 40% des voix au premier tour" explique Brice Teinturier, le directeur général adjoint de TNS Sofres. Pour une enquête réalisée après la crise de CPE, le jeu reste en réalité très orienté à droite. Seul le phénomène actuel autour de la présidente de Poitou-Charentes le rouvre pour la gauche".
La force de Royal est-elle durable ?
En gardant toujours en tête la prudence avec laquelle il faut prendre les sondages réalisés à un an d'un scrutin, la force actuelle de Ségolène Royal au second tour est sa capacité à "capter des voix au centre et au centre droit tout en faisant le plein des voix à gauche", analyse Brice Teinturier. Avec un profil d'une gauche modérée, elle réussit ainsi à récupérer 82% des suffrages recueillis par Olivier Besancenot. Ce gain dans les deux camps peut-il durer jusqu'en 2007 ? "Je ne le pense pas, note Brice Teinturier. Dès lors que la campagne aura vraiment commencé, les électeurs devraient classiquement retrouver leur famille d'origine".
Sondage effectué pour le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI par TNS Sofres/unilog et réalisé le 18 avril auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales.
Photo, Ségolène Royale. DR.
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