© AFPLe tribunal a fixé au 20 avril la sortie de Jean-Marc Deperrois, 54 ans, mais l'appel du parquet étant suspensif le détenu ne pourra vraisemblablement pas être libéré à cette date. L'appel doit être examiné par la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Versailles qui a deux mois pour se prononcer. Le tribunal qui avait rejeté une première demande le 7 avril 2005 a assorti sa décision notamment d'une obligation d'indemniser les victimes, d'une interdiction de séjourner en Seine-Maritime, de publier des ouvrages et de s'exprimer publiquement sur cette affaire.
Condamné pour empoisonnment
La cour d'assises de la Seine-Maritime avait condamné le 25 mai 1997 à 20 ans de réclusion ce chef d'entreprise pour l'empoisonnement, à Gruchet-le-Valasse, près du Havre le 11 juin 1994, de la petite Emilie Tanay, 9 ans, avec du sirop de Josacine contaminé au cyanure. Selon l'accusation, Jean-Marc Deperrois avait introduit le cynanure dans le sirop en pensant que celui-ci était destiné au mari de sa maîtresse, Jean-Michel Tocqueville, chez qui séjournait Emilie Tanay. Jean-Marc Deperrois a toujours clamé son innocence et soutenu que toutes les pistes n'avaient pas été explorées lors de l'instruction.
En septembre 2005, son avocat Me Thierry Levy a déposé une seconde requête en révision de son procès devant la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation. Une première demande avait été rejetée par la commission en décembre 2002.
Jean-Marc Deperrois. Archives. DR.
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