Les anti-CPE de sortie samedi

le 08 avril 2006 à 10h47 , mis à jour le 08 avril 2006 à 20h10

Plusieurs petites manifestations anti-CPE rassemblant quelques centaines de personnes à chaque fois ont eu lieu samedi après-midi sans incidents dans l'ouest, à la pointe de la mobilisation des dernières semaines contre ce texte.

TF1/LCI Manifestation anti-CPE Rennes samedi

Quelque 200 militants étudiants et syndicaux ont manifesté contre le CPE samedi après-midi dans le centre de Rennes. Les manifestants arborant des pancartes hostiles au gouvernement et des drapeaux des syndicats FSU et Sud se sont rassemblés devant la mairie avant de se rendre devant un centre commercial dont il ont brièvement bloqué une entrée. La manifestation s'est déroulée dans une ambiance plutôt bon enfant et s'est achevée sans incident, contrastant avec les tensions des derniers jours dans la capitale bretonne, en pointe dans la contestation étudiante du CPE.

Au Mans, près d'un millier d'étudiants, lycéens et syndicalistes ont défilé dans le centre avant de se disperser sans incidents devant la préfecture, selon la police. Environ 800 personnes selon la police et 1200 selon les organisateurs , principalement des lycéens et des étudiants mais aussi quelques syndicalistes de la CGT et de la FSU, ont défilé, dans le calme, samedi à Lyon, pendant près de deux heures, derrière une banderole proclamant "Jeunesse engagée pour promulguer une autre égalité". Cette manifestation était organisée avant une réunion de la coordination nationale lycéenne et étudiante dans les locaux de l'université Lyon II. Quelque 500 délégués y sont attendus.

D'autres manifestations ont eu lieu samedi, notamment devant le Palais des sports de Pau, où avait lieu la rencontre de Coupe Davis de tennis entre la France et la Russie, et dans la banlieue de Clermont-Ferrand, où quelque 750 personnes selon la police et 1500 selon les organisateurs se sont réunis. "Une seule solution: on veut l'abrogation" du CPE, ont crié les manifestants dont une délégation devait rencontrer le député-maire UMP Louis Giscard d'Estaing. Quelque 200 militants étudiants et syndicaux ont manifesté dans le centre de Rennes, et 250 autres dans un centre commercial de Caen

Un centre de tri postal touché

Dans la matinée, quelque 200 étudiants opposés au CPE ont investi avec des caddies la galerie marchande de l'hypermarché Auchan de Toulouse-Gramont au cri de "on veut consommer!". Les manifestants se sont emparés d'une lance à incendie avec laquelle ils ont arrosé des vigiles. Des militants des syndicats CGT et Sud se trouvent parmi les étudiants.

Dans la nuit, une cinquantaine de jeunes anti-CPE ont bloqué un centre de tri postal près de l'aéroport de Rennes. La police est intervenue pour les déloger par la force. Les jeunes ont allumé des feux de palettes devant les accès du centre, paralysant l'activité du site qui gère le courrier du département d'Ille-et-Vilaine et d'une douzaine de départements du grand Ouest. Des responsables de la CGT et de SUD ont évoqué des blessés et des interpellations. Ce que la préfecture a démenti. Les salariés se sont mis brièvement en grève puis ont repris le travail.

Un "village social" pour débattre du CPE

A Lille, un "village social" a été organisé samedi  , à l'initiative d'étudiants, pour débattre de la loi sur l'égalité des chances et en particulier sur le CPE. Sur la place de l'Opéra, une dizaine de stands, tenus par des organisations syndicales (Unef, Sud, CGT...) et des associations, permettaient aux passants de discuter du texte ou de contre-propositions tandis que des groupes de musique amateurs se succédaient sur scène devant une banderole affirmant "Tous mobilisés contre la précarité".

Appel à la mort du CPE et à la reprise des cours

Les 13 présidents d'universités du Grand Est ont appelé les responsables politiques à annoncer la "mort du contrat première  embauche" pour dénouer la crise avant le mois de mai, samedi à Strasbourg. Au sujet des conséquences en terme d'image sur les universités, les présidents se disent aujourd'hui "entre le marteau et l'enclume". "Nous sommes tous à la limite d'être laminés. La situation dans laquelle se retrouvent nos universités est injuste car nous avons tout fait pour les moderniser", a déploré l'un d'entre eux. Les présidents ont indiqué que les épreuves de mai sont pour l'heure maintenues.

D'après AFP

(Image TF1/LCI : manifestation à Rennes samedi)

le 08 avril 2006 à 10:47
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11 Commentaires

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  • Laurent, le 08/04/2006 à 19h28

    A 20 ans ils veulent avoir les mêmes moyens que ceux qui ont 15 ans de carrière derrière eux, ou comment être en décalage avec la réalité

  • Jean thorwald, le 08/04/2006 à 18h48

    Les présidents d'université en tant que fonctionnaire devraient avoir un devoir de réserve.Ils n'ont pas à dicter au gouvernement des décisions politiques .La démocratie n'est pas négociable .

  • Pat, le 08/04/2006 à 17h59

    Nous francais sommes de toutes evidences des schizophrenes! Nos jeunes ont une peur bleu de se faire virer a cause du CPE, mais en meme temps ils revent d'aller aux USA, le pays ou l'on vire du jour au lendemenain voire a la minute res, et sans raison.... Cest du grand nimporte quoi et nous sommes de toute evidence a cote de nos pompes! La faute a qui? aux medias qui nous assomment de sondages incoherents et d'informations contradictoires

  • Doc, le 08/04/2006 à 17h48

    S il n y avait que les universites qui etaient dans un etat desastreux ca ne serait que relativement grave...le probleme c est que ce pays dans son ensemble est dans un etat pitoyable...et on voit bien que l on ne prend pas le chemin de l amelioration. En 2007, les socialistes arrivent au pouvoir et la ce sera le coup de grace !!!

  • Durand, le 08/04/2006 à 16h57

    Il va falloir mettre un frein à toutes ces manifestations , parce que vous trouverez toujours 800 ou 1000 personnes pour aller dans la rue pour mettre le bazar , surtout si ils sont de gauche et qu'ils ont un supposé motif . Ce n'est pas 12 mois de CPE qui va entraver l'avenir d'un jeune , il y a encore quelque temps ils faisaient pour les garçons au moins 12 mois d'armée ! Alors qu'est ce qu'on nous fait aujourd'hui , moi je dis que c'est politique de toute évidence ! !

  • Phil, le 08/04/2006 à 11h45

    Le CPE est deja en application dans les entreprises et de plus en plus de contrats vont etre signes dans les jours a venir. La loi est deja passee et les entreprises se jettent dessus. Le chomage va enfin baisse...ce que redoute la gauche pour les elections de 2007.

  • Zeus, le 08/04/2006 à 11h31

    On aimerait savoir ce que fait Chirac pendant ce temps : La jeunesse sans doute habilement manipulée par l'extrème gauche, et les syndicats affiliés, est en train de faire une véritable révolution, l'économie du pays s'écroule, l'image de la France à l'étranger est au plus bas etc... Est-ce qu'on a encore un Présidente et un gouvernement ou bien est ce que le pays va continuer à aller à la dérive jusqu'en Mai 2007, pendant que nos gouvernants savourent leur agréable situation...

  • Dureau, le 08/04/2006 à 11h29

    Ce ne sont pas des étudiants mais des anarchistes qui profitent du bordel actuel pour voler. Le tout avec l'aide de nos brillants syndicats !

  • Le sagard, le 08/04/2006 à 11h02

    Ce type d'action n'a rien a voir avec les cpe,tout est bon pour casser et piller,comment arroser des vigils qui eux meme sont des ouvriers,ces jeunes aidés par le syndicat sud qui est surement le syndicat le plus stalinien qui soit,qui refuse les profits qui melange petit patron avec les multinationales,syndicat qui est toujours le premier a faire greve beaucoup de ses membres sont a la sncf et on voit tres bien pourquoi,ce sont des gens qui ne connaissent rien au monde du privé et de l'entreprise,ils vivent et profite du fonctionnariat en oubliant que celui ci est financé par le privé.Les jeunes se font de plus en plus manipuler,par ces extremistes qui eux se protege derriere leur carte syndicale.,et envoie les jeunes au front,mais qui paiera la casse?

  • Raphaël, le 08/04/2006 à 11h01

    C'est Honteux, ce ne sont plus des manifestants mais des voyous!! Quand on parle d'une cinquantaine de "manifestants" cela me sidère!! C'est de la bande organisé de vol et de saccage réalisé par des marginaux!! Rien d'autre!! Les syndicats ne comprennent rien a rien, et les lycèens se font embobiner!! Il faut que cela cesse et que tout le monde reprenne le travail.

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