
Après trois mois de crise du CPE, c'est l'heure du bilan pour les facs, et notamment du coût financier de ces grèves et blocages. Pour l'instant, aucun chiffre global et définitif n'est disponible mais établissement par établissement, on évalue les conséquences. Mardi matin sur France Inter, le ministre des Finances Thierry Breton a chiffré sur France Inter les dégâts causés à "quelques centaines de milliers d'euros par université". "Les universités seront obligés de prendre ça (le coût de réparation des dégâts, ndlr) sur leurs projets 'investissements, elles peuvent le faire", a-t-il indiqué. "Ça va être fait d'ici la fin de l'année" a-t-il précisé.
Certaines universités ont déjà publiquement évalué les dégâts commis lors des occupations. A la Sorbonne à Paris, la direction de l'université avait indiqué, après l'occupation de ses locaux les 10 et 11 mars, que des experts et un huissier estimaient entre un demi et un million d'euros le coût des réparations et des vérifications.
100 000 euros de dégâts à Rennes 2
A Rennes 2, où les cours ont repris ce mardi après l'évacutation des bloqueurs vendredi soir, les dégâts ont été estimés à environ 100.000 euros par le président de l'université Marc Gontard qui a fait dresser un constat d'huissier durant le week-end. A Nantes, le bâtiment principal de la fac de lettres était occupé depuis sept semaines : le sous-sol notamment a été vandalisé par les squatteurs qui y avaient installé leur QG avec infirmerie, cuisine et une chambre. Sur les murs, étaient notamment inscrits les slogans "Vivre libre ou bien crever", "On aurait pu construire un grand mouvement", "no pasaran" ou "je bloque des gens et je suis content". Le président de l'université François Resche a indiqué que les dégâts avaient été évalués à entre 40.000 et 50.000 euros.
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