Bouteflika a quitté le Val-de-Grâce

le 22 avril 2006 à 12h50 , mis à jour le 22 avril 2006 à 14h56

Le président algérien est sorti vendredi de l'hôpital militaire parisien où il avait été admis mercredi pour une nouvelle consultation après son hospitalisation en novembre dernier. La Présidence algérienne a qualifié les examens post-opératoires qu'il a subis de "très satisfaisants".

Abdelaziz Bouteflika Algérie17 décembre 2005 © DR

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a quitté vendredi l'hôpital parisien du Val-de-Grâce où il avait été admis mercredi pour "des examens post-opératoires" sur fonds de tension entre Alger et Paris et de propos acerbes de l'extrême-droite française et de la presse algérienne. "Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a quitté vendredi 21 avril en fin d'après-midi l'hôpital du Val-de-Grâce, à l'issue des examens post-opératoires qu'il devait y effectuer", selon un communiqué de la Présidence diffusé samedi par l'Agence algérienne de presse APS.

Le président algérien avait été admis mercredi à cet hôpital pour un contrôle médical "prévu de longue date à la suite de son hospitalisation au Val-de-Grâce à Paris au mois de novembre dernier", avait indiqué jeudi la présidence algérienne. Le communiqué de la Présidence qui précise que "ce bilan post-opératoire a été déclaré très satisfaisant", ne donne aucune indication sur le lieu où se trouverait le chef de l'Etat après sa sortie de l'hôpital et ne précise pas s'il doit ou non effectuer une période de convalescence à Paris.

Propos acerbes

Cette nouvelle hospitalisation avait été violemment dénoncée par plusieurs députés de droite et par l'extrême-droite française, alors que Bernard Debré, député apparenté UMP et professeur de médecine, exprimait des "doutes" sur l'état de santé de Bouteflika. La visite en France du président algérien est intervenue quelques jours seulement après qu'il eut dénoncé, à Constantine un "génocide de l'identité" algérienne par la France durant la colonisation de l'Algérie de 1830 à 1962.

Des tensions encore perceptibles dans la presse algérienne de samedi, qui a dénoncé une campagne "haineuse" de la droite française contre l'Algérie à l'occasion du séjour du président Bouteflika à l'hôpital du Val-de-Grâce. Relevant "l'insoutenable légèreté de la droite française", El Watan a jugé "évident que Jean-Marie Le Pen et autres nostalgiques de l'Algérie française ne ratent pas une si belle occasion pour tenir des propos racistes et extrêments exécrables à l'encontre de l'Algérie". Et pour La Dépêche de Kabylie, "c'est avec une affligeante délectation que les dealers d'opinion français ont emboité le pas haineux de Le Pen pour dénicher une contradiction entre la déclaration de Bouteflika sur le génocide colonial et sa visite médicale au Val-de-Grâce".

Photo d'ouverture : Abdelaziz Bouteflika - archives

le 22 avril 2006 à 12:50
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2 Commentaires

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  • Redouane, le 22/04/2006 à 13h33

    Bonne nouvelle, bon retour chez vous Mr le président. C’est le plus important, car le reste (commérages) ça ne vaut même pas la peine de prêter attention.

  • Djamel, le 22/04/2006 à 13h04

    Heureusement que le président va bien. En tant que président, il a le droit au soin des pays développés et je sais que certains ne seront pas d'accord.

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