© LCIJacques Chirac se pose en arbitre. Et a tenté de remettre en selle son Premier ministre lundi en émettant le souhait que la proposition de loi sur le contrat première embauche soit le fruit d'une "parfaite cohérence" entre les présidents de groupe UMP de l'Assemblée nationale et du Sénat, et le Premier ministre. Et si la précision est nécessaire, c'est que la cohérence, n'y était pas.
Même équilibre à l'issue de la réunion à l'UMP lundi soir où un groupe de travail d'une quinzaine de députés et sénateurs UMP devait être constitué autour de Bernard Accoyer, président du groupe de l'Assemblée nationale, en vue d'élaborer la proposition de loi qui aménagera le contrat première embauche.
Equilibre
Les discussions au siège de l'UMP portaient également sur le texte qui doit être envoyées aux organisations syndicales mardi. Nicolas Sarkozy a déclaré à l'issue de cette réunion qu'il proposait un dialogue sans tabou et au cours duquel le CPE ne s'appliquera pas". Ne s'appliquera pas mais ne sera pas retiré. Et c'est sans doute une concession faite à Matignon tandis que le patron de l'UMP aurait souhaité que les mots "retrait", "abrogation" ou "dilution" soient mentionnés.
Toutefois, la main tendue aux syndicats ouvre la voie de négociations qui pourront être longue. Cela ne saurait réconforter le Premier ministre car plus la page CPE mettra du temps à se tourner et plus sa position personnelle restera difficile. Un partout donc.
Lundi après-midi, le chef de l'etat avait rencontré Nicolas Sarkozy pendant une demi-heure à l'Elysée. Les deux hommes avaient évoqué la nouvelle journée d'action et de grèves des opposants au contrat première embauche, mardi. Dominique de Villepin, avait également été reçu lundi à l'Elysée, où il a participé à une réunion sur des questions de défense en compagnie de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.
Photo : Nicolas Sarkozy lundi soir devant le siège de l'UMP
Retour MYTF1
Chargement en cours...



