
Après "la situation de blocage" qu'a connue le pays autour du Contrat première embauche, "tous les jeunes doivent pouvoir reprendre leurs cours et préparer leurs examens", a jugé mercredi Jacques Chirac en conseil des ministres. Selon l'Elysée, le chef de l'Etat a rappelé qu'il avait décidé lundi de remplacer le CPE, "pour sortir d'une situation de blocage et poursuivre notre marche en avant dans le combat pour l'emploi".
Outre les journées nationales d'action, qui ont rassemblé près de 3 millions de personnes selon les syndicats, l'opposition au CPE s'est traduite par de multiples opérations coups de poing menées par les étudiants et lycéens dans toute la France. Mercredi, sur les 62 universités qui ne sont pas en vacances, quatre étaient encore bloquées et 17 perturbées bien que les cours y soient assurés. Les quatres universités bloquées sont Grenoble 2, Grenoble 3, Montpellier 3 et Toulouse 2. Dans la ville rose, plusieurs dizaines d'étudiants ont organisé ce matin une opération péage gratuit dans deux stations du métro.
"Redoubler d'effort"
Jacques Chirac a par ailleurs demandé à ses ministres "cohésion, mobilisation et résultat", et jugé qu'il fallait "redoubler d'effort pour que les instruments que nous avons déjà mis en place pour l'emploi, et qui donnent depuis onze mois des résultats, puissent atteindre leur efficacité maximale sur le terrain". "C'est comme cela que nous serons au rendez-vous de l'échéance essentielle, celle qui compte pour les Français : l'emploi", a-t-il conclu.
Face à l'opposition générale contre le CPE depuis deux mois, Jacques Chirac avait annoncé lundi que le CPE serait remplacé par un dispositif pour l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Le nouveau texte doit être adopté aujourd'hui au Parlement.
D'après AFP
Photo : Jacques Chirac, lors de son intervention télévisée fin mars (archives)
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